les 3 meilleurs livres de Blaise Cendrars

Quel est le meilleur livre de Blaise Cendrars ? Découvrez nos 3 sélections

Sommaire

Blaise Cendrars est considéré comme l’un des poètes les plus importants de la première moitié du XXe siècle en France. Il a été un témoin privilégié de l’histoire de son époque, ayant vécu à travers les deux guerres mondiales, la révolution russe et les mouvements littéraires de son temps. Ses œuvres ont été marquées par ses nombreux voyages, son expérience de la vie et sa vision du monde.

Il est surtout connu pour sa poésie, mais il a également écrit des romans, des nouvelles et des essais. Son style est caractérisé par une grande liberté formelle, une utilisation audacieuse de la langue et un esprit aventurier. Cendrars a su capturer l’essence de son époque et la traduire en mots avec une grande puissance émotionnelle.

Notre sélection n°1

L'Or: La merveilleuse histoire du général Johann August Suter

Blaise Cendrars

Présentation de L'Or: La merveilleuse histoire du général Johann August Suter

« L’Or: La merveilleuse histoire du général Johann August Suter » est un livre écrit par Blaise Cendrars en à peine quarante jours. Il raconte l’histoire d’un pionnier nommé Johann August Suter qui en 1834 quitte son foyer et sa patrie pour se lancer dans les aventures et les dangers du Nouveau Monde. Il s'empare rapidement d’un domaine immense en Californie et construit un empire.

Tout bascule lorsque de l’or est découvert sur l’une de ses terres. Les gens se précipitent pour en faire main basse et son paradis est saccagé. Le général est anéanti car l’or l’a ruiné. Ce récit a permis à Cendrars de devenir célèbre.

Le lecteur est happé par le rythme effréné du roman autant que par le destin tragique du personnage qui l’inspire. Il assiste à l’éveil du rêve américain, à la folle épopée de la conquête de l’Ouest et aux origines de la ruée vers l’or. L’édition comprend également des parcours de lecture dans l’oeuvre, des groupements de textes sur les motivations du héros d’aventures et l’or dans la littérature, ainsi que des analyses sur les symboles et allégories de l’or dans la peinture.

Notre avis de L'Or: La merveilleuse histoire du général Johann August Suter

Le style de Cendrars est à la fois incisif et poétique, il sait captiver son lecteur tout en décrivant les émotions et les actions des personnages avec une grande finesse.

L'histoire de Johann August Suter est captivante, on suit avec curiosité et émotion les différentes étapes de sa vie : sa fortune, ses luttes pour faire reconnaître ses droits, sa mort dans la misère. On peut percevoir les différents points de vue, celui de Suter, celui des ouvriers, celui des aventuriers, qui se croisent et s'entrecroisent pour donner un récit riche et complexe.

Cendrars sait également décrire les événements de manière originale, comme si on y était. On peut presque sentir l'odeur de la terre arable, entendre le bruit des outils, voir les éclairs d'or dans l'eau. C'est un véritable tour de force que d'arriver à nous faire ressentir ces sensations à travers les mots.

"L'Or: La merveilleuse histoire du général Johann August Suter" est un livre à ne pas manquer. Il est rempli d'aventures, d'émotions, de personnages passionnants et d'une écriture remarquable. Il est également un témoignage sur l'histoire de l'or et les luttes pour l'obtenir, une histoire qui a façonné l'Amérique d'aujourd'hui. Ce livre m'a donné l'impression de vivre une aventure à la fois tragique et passionnante. C'est un véritable chef-d'oeuvre de Cendrars qui se lit d'une traite.

Notre sélection n°2

La main coupée

Blaise Cendrars

Présentation de La main coupée

« La main coupée » est un livre écrit par Blaise Cendrars qui raconte une histoire surprenante. C’est l’histoire d’une confiseuse qui raconte à l’auteur comment sa voisine, Claire, s’est pendue dans son fournil le jour où elle a appris la mort atroce de son frère en Angleterre. Le récit est présenté sous forme de dialogue, comme une conversation entre l’auteur et la confiseuse, qui se déroule alors qu’ils détaient seuls dans la boutique pendant qu’elle lui faisait goûter des bouchées au chocolat, des petits fours et un verre de xérès.

Blaise Cendrars est également connu comme musicien et poète de la nuit et de la désolation, et cette histoire est un exemple de son style émouvant et réconfortant. Henry Miller, l’auteur de cette citation, célèbre également la contribution de Blaise Cendrars en tant qu’écrivain.

Notre avis de La main coupée

Cendrars nous offre une réflexion acérée sur la guerre à travers son expérience personnelle en tant que légionnaire pendant la première guerre mondiale. Le style de l'auteur est remarquablement vivant et oral, à la fois direct et réfléchi, oscillant entre le récit et le jugement de soi et de la situation. Bien que certaines parties puissent sembler douteuses, il est important de se laisser porter par l'histoire que Cendrars raconte et surtout par la galerie de personnages qu'il expose.

Ces légionnaires, avec leurs histoires troubles, leurs larcins, leurs sales coups et leur refus viscéral de l'injustice et de la hiérarchie idiote, sont peut-être authentiques ou peut-être non, peu importe. Dans ce roman, Cendrars leur dresse un magnifique tombeau, une épitaphe narrative qui retrace ce que vivent des hommes dans la folie d'une guerre de positions absurde. On peut y voir un vieux combattant qui rend un dernier hommage à ses frères d'armes, mais évidemment avec Cendrars ce n'est pas si simple: il vise à l'universalité en nous parlant de l'humanité qu'il a trouvée dans tous ses camarades.

Malgré le sujet grave, le récit reste léger et plaisant, un livre qu'on lit avec plaisir et qui reste très actuel. Cendrars, né suisse, s'engage dès la déclaration de la première guerre mondiale, le 29 juillet, signant avec l'écrivain italien Ricciotto Canudo un Appel aux étrangers résidant en France les invitant à s'engager volontaires avec eux dans l'armée française. Comme 88.000 étrangers volontaires, Cendrars rejoint les rangs de la Légion Etrangère.

Notre sélection n°3

Prose du Transsibérien et autres poèmes

Blaise Cendrars

Présentation de Prose du Transsibérien et autres poèmes

Dans « Prose du Transsibérien et autres poèmes », Blaise Cendrars nous emmène dans un voyage à travers la Russie en train, à travers les yeux de son alter ego, le jeune poète. Jeanne, un personnage dans le livre, demande « Dis, Blaise, sommes-nous bien loin de Montmartre? » reflétant ainsi la distance géographique mais aussi émotionnelle que prend le personnage principal.

La Prose du Transsibérien, qui est un poème de plus de quatre cents vers, met l’accent sur la vitesse, le mouvement et le sentiment de liberté que l’on ressent lors d’un voyage. Le recueil comprend également Les Pâques à New York et Le Panama ou les Aventures de mes sept oncles, montrant ainsi la diversité de la poésie de Blaise Cendrars. Ces textes invitent le lecteur à la rêverie et à s’évader à travers les mots.

Le recueil est divisé en deux groupements de textes : « Voyages poétiques du XVIe siècle à nos jours » et « Nouvelles muses : le renouveau du lyrisme amoureux au début du XXe siècle. » Il montre ainsi comment la poésie a évolué au fil des siècles et comment Blaise Cendrars a su s’imprégner de cette évolution pour créer des textes envoûtants et modernes.

Notre avis de Prose du Transsibérien et autres poèmes

Cependant, en découvrant les vers libres de Blaise Cendrars, j'ai été déçu de constater qu'il ne parvient pas à atteindre la même intensité poétique qu'un Apollinaire.

Les images des "catapultes du soleil" qui "assiègent" des tropiques "irascibles" manquent de profondeur pour nous emporter vers des rivages fantasmés. Cependant, il y a des moments où Cendrars réussit à nous toucher par sa sincérité, comme lorsqu'il décrit "les accents fous et les sanglots/D'une éternelle liturgie" entendus dans le grincement des roues du train.

Il y a également des moments où il arrive à nous faire ressentir ses émotions d'adolescent, comme lorsqu'il écrit "J'étais à Moscou où je voulais me nourrir de flammes...".

C'est un très bon livre que nous vous conseillons.

Le mot de la fin​

Blaise Cendrars, de son vrai nom Frédéric-Louis Sauser, est un écrivain suisse naturalisé français qui a marqué l’histoire littéraire française par son œuvre originale et son parcours de vie riche en aventures. Né le 1er septembre 1887 à La Chaux-de-Fonds, en Suisse, il a mené une vie de bourlingueur avant de se lancer dans l’écriture.

Il a commencé à publier ses premiers poèmes sous le pseudonyme de Blaise Cendrars en 1912, avec Les Pâques, un recueil qui sera réédité en 1919 sous le titre Les Pâques à New York. Cette période de sa vie a été marquée par des voyages en compagnie d’un certain Rogovine, notamment en Chine où ils ont vécu de la vente de pacotilles diverses. Ces voyages ont inspiré son ouvrage La Prose du transsibérien et de la petite Jehanne de France, publié en 1913.

En 1914, il s’engage comme volontaire dans la légion étrangère pour participer à la première guerre mondiale. Gravement blessé en 1915, il perd son bras droit, mais il est naturalisé français le 28 septembre 1915. Il reprend l’écriture en 1917 et publie en 1918 un court texte en prose intitulé J’ai tué, qui est le premier livre illustré par Fernand Léger et le seul livre illustré des dessins de sa période cubiste.

Après la guerre, Cendrars a voulu se consacrer au cinéma, mais il a vite abandonné cette idée suite à un échec. Il a alors entrepris un voyage au Brésil en 1924, qui l’a inspiré pour écrire son roman L’Or, paru en 1925. Ce roman retrace le destin dramatique de Johann August Suter, un millionnaire suisse ruiné par la découverte d’or sur ses terres en Californie. Ce succès mondial a fait de Cendrars, durant les années 20, un romancier de l’aventure, comme en témoigne son ouvrage Moravagine, publié en 1926. Il est devenu par la suite un grand reporter dans les années 30.

Cendrars est décédé d’une congestion cérébrale le 21 janvier 1961, laissant derrière lui une œuvre littéraire riche et marquante qui a influencé de nombreux écrivains.

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