Les meilleurs livres de Bartabas
Bartabas n’est pas seulement une figure du cheval ou du spectacle vivant. C’est aussi un auteur, un metteur en scène et un créateur dont le travail se comprend mieux quand on accepte de passer par plusieurs portes d’entrée : la langue, l’image, le cheval, la scène, la mémoire.
Ses livres ne cherchent pas tous la même chose. Certains sont très littéraires et demandent une vraie disponibilité ; d’autres éclairent son parcours artistique, ses influences, sa manière de penser le rapport entre l’homme et l’animal. Si vous venez du théâtre, de l’équitation ou simplement de la curiosité pour une œuvre singulière, il vaut mieux choisir le bon point d’entrée que de commencer au hasard.
Cette sélection a été construite dans cet esprit. L’idée n’est pas d’empiler les titres, mais de montrer à quoi chacun sert vraiment : découvrir Bartabas, mieux comprendre sa vision, entrer dans l’univers de Zingaro, ou aller vers une lecture plus intime et plus exigeante.
Vous trouverez donc ici des livres différents par leur forme et par leur usage. Certains conviennent à un premier contact, d’autres à un lecteur déjà familier de son monde. L’objectif est simple : vous aider à choisir un livre qui corresponde à votre attente réelle, pas seulement à la réputation du nom Bartabas.
Notre sélection des meilleurs livres de Bartabas
Les cogne-trottoirs
Bartabas
Présentation de Les cogne-trottoirs
Après avoir mis le feu à la maison de son oncle, une jeune fille muette prend la fuite et se réfugie dans la forêt avec son âne. Leur route croise celle d’une troupe de marginaux, les Baladins du Temple, qui vivent de spectacles de rue, de mendicité et d’un refus joyeux des conventions.
De la place Saint-Eustache à Montparnasse, la jeune fille, rebaptisée Cascabelle, découvre auprès d’eux une forme de liberté, mais aussi leurs excès, leurs rêves, leurs confidences et leurs blessures. Bartabas signe ici un roman d’apprentissage lyrique et halluciné, centré sur un duo inattendu et touchant, dans un style inventif et foisonnant.
Pourquoi nous avons selectionné ce livre ?
Un premier roman singulier, porté par une écriture très travaillée et un univers de saltimbanques qui mêle poésie, liberté et étrangeté.
Notre avis de Les cogne-trottoirs
Avec Les cogne-trottoirs, Bartabas propose un roman qui ne cherche pas la simplicité ni la transparence. Dès les premières pages, on sent un goût marqué pour l’image, pour la phrase qui dérape légèrement vers le conte, le burlesque ou l’hallucination. Le texte avance comme une parade étrange, entre éclats de poésie, gouaille et visions presque théâtrales, avec cette volonté de faire sentir un monde à part plutôt que de le décrire platement.
Ce qui frappe surtout, c’est la présence du duo formé par l’adolescente et son âne. Leur lien donne au livre sa douceur, mais aussi sa singularité : le roman parle d’exil, de rupture et de survie, sans jamais abandonner une forme d’émerveillement. La jeune fille muette, devenue Cascabelle, traverse l’histoire comme une figure de l’innocence cabossée, tandis que la troupe des Baladins du Temple ouvre un espace de liberté où tout semble possible, au prix d’une vie rude et instable.
Le livre tire aussi sa force de son décor de marges et de rues, loin des cadres rassurants. Les spectacles, la manche, les déplacements de place en place composent un univers vivant, instable, presque en lutte permanente avec l’ordre établi. C’est là que le roman prend une vraie couleur : il raconte une communauté de marginaux sans la réduire à un simple folklore, en laissant apparaître leurs contradictions, leurs excès et leurs élans.
La lecture demande cependant d’entrer dans une écriture très personnelle, qui privilégie l’atmosphère et la musique des mots à la narration classique. Ceux qui aiment les récits linéaires ou sobres pourront rester à distance, car le livre assume pleinement son côté lyrique et fantasque. En revanche, pour un lecteur sensible à la langue, aux univers singuliers et aux romans qui inventent leur propre rythme, c’est une proposition forte.
Les cogne-trottoirs se recommande à ceux qui cherchent une lecture originale, habitée, un peu hors cadre, où la beauté des phrases compte autant que l’histoire elle-même. C’est un livre qui peut séduire par son souffle et par son imaginaire, et qui laisse l’impression d’avoir croisé une troupe de personnages vraiment à part.
L'avis d'AmiraLecteur
D'un cheval l'autre
Bartabas
Présentation de D'un cheval l'autre
Au soir de l’arrivée d’un nouveau cheval, la troupe décide de le baptiser Zingaro, comme le théâtre équestre et musical de Bartabas. Dans l’euphorie de la fête, le narrateur s’éloigne un instant et rejoint l’animal dans son box.
De cette rencontre nocturne naît un pacte silencieux : l’un doit contaminer l’autre de son animalité, l’autre lui permettre de trouver sa place parmi les hommes. À partir de là, leur lien devient le fil d’un récit intime, entre troupe, scène et vie intérieure.
Pourquoi nous avons selectionné ce livre ?
Un texte singulier, porté par la langue de Bartabas, qui mêle cheval, scène et relation intime à l’animal avec une vraie force d’évocation.
Notre avis de D'un cheval l'autre
D'un cheval l'autre est un livre qui avance moins comme un récit classique que comme une confidence portée par une langue très travaillée. Bartabas y fait entendre une voix à la fois proche du corps, du souvenir et du monde équestre, avec ce mélange rare de précision et de poésie qui évite le simple lyrisme décoratif. On sent tout de suite que le cheval n’est pas ici un décor ou un prétexte, mais le centre vivant du livre.
Ce qui frappe surtout, c’est la manière dont l’auteur transforme une relation animale en expérience presque existentielle. Le lien avec le cheval devient un terrain de dialogue, d’observation et de reconnaissance mutuelle, sans jamais forcer l’émotion. Le texte donne à voir une forme de sensibilité exigeante, attentive aux gestes, aux présences, aux écarts, et c’est précisément cette retenue qui lui donne de la force.
Le livre parlera sans doute particulièrement à ceux qui aiment les chevaux, le théâtre équestre ou les écritures où le style compte autant que le sujet. Mais il peut aussi toucher des lecteurs qui cherchent une lecture plus sensorielle, plus intérieure, où l’on suit moins une intrigue qu’un état de relation au vivant. On y trouve une vraie singularité de ton, quelque chose de très incarné qui dépasse le cadre du simple hommage.
Il faut accepter d’entrer dans une écriture dense, parfois complexe, qui demande d’être lue avec disponibilité. Ce n’est pas un texte à consommation rapide, ni un récit qui cherche à tout expliquer. En revanche, pour qui aime les livres qui laissent une empreinte et savent dire autrement l’amitié, l’animalité et la présence au monde, c’est une recommandation évidente.
L'avis d'AmiraLecteur
Les cantiques du corbeau
Bartabas
Présentation de Les cantiques du corbeau
Dans ces vingt-deux chants, Bartabas imagine une préhistoire rêvée où l’homme et l’animal avancent encore ensemble, avant la séparation et la domination. À partir d’une voix nocturne, traversée par le regard des bêtes, il compose un récit poétique des origines humaines, fait de métamorphoses, de chasse, de danger et d’éveil. Le texte propose ainsi une méditation sensible sur la manière dont l’homme s’est peu à peu imposé au vivant, en s’éloignant du monde animal.
Pourquoi nous avons selectionné ce livre ?
Une proposition singulière de Bartabas, à la croisée de la poésie, du mythe et de la méditation sur le vivant. Le livre se distingue par son imaginaire animal et sa réflexion sur la place de l’homme dans la nature.
Notre avis de Les cantiques du corbeau
Les cantiques du corbeau n’est pas un récit classique, et c’est précisément ce qui fait son intérêt. Bartabas construit ici un objet littéraire singulier, à mi-chemin entre le chant, le mythe et la rêverie philosophique. Le livre avance par images, par visions, par une langue qui cherche moins à expliquer qu’à faire ressentir une origine possible du monde humain.
Ce qui frappe d’abord, c’est l’atmosphère. La nuit, l’animal, le voyage intérieur : tout concourt à créer une sensation d’ailleurs, presque primitive. Bartabas imagine une humanité encore mêlée aux bêtes, dans un temps où la frontière entre proie et prédateur n’est pas fixée. Cette préhistoire fantasmée donne au texte une portée symbolique forte, sans jamais l’enfermer dans un discours théorique.
Le livre séduira surtout par sa dimension poétique. Certaines images ont une vraie puissance d’évocation et laissent une trace durable, comme si elles continuaient à travailler après la lecture. On y sent aussi une réflexion très personnelle sur la condition humaine, sur la domination exercée sur le vivant, et sur ce lien ancien, presque oublié, entre l’homme et l’animal.
Ce n’est pas une lecture d’adhésion immédiate pour tous les lecteurs : il faut accepter de se laisser porter par une écriture plus suggestive que narrative. Mais pour qui aime les textes brefs, habités, et les univers où la beauté des images compte autant que le sens, c’est une proposition remarquable. On le recommande volontiers à ceux qui cherchent un livre court, rare, et profondément habité par le monde animal.
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Un geste vers le bas
Bartabas
Présentation de Un geste vers le bas
En 1990, Bartabas rencontre Pina Bausch et une amitié se noue entre eux. Il lui présente le cheval Micha Figa, qu’il imagine comme un partenaire capable de révéler la profondeur de la danseuse. De cette rencontre naît une aventure de plus de dix ans, faite de rendez-vous nocturnes et de moments partagés, qui devait mener à un spectacle finalement jamais advenu.
Il en reste une suite d’instants rares, presque secrets, que Bartabas, seul témoin, raconte ici dans un récit à la fois intérieur et intense. À travers ce livre, il rend hommage à une autre artiste et explore ce qui peut surgir de mystérieux et de sublime entre l’homme et l’animal.
Pourquoi nous avons selectionné ce livre ?
Un texte singulier qui mêle hommage artistique, mémoire intime et relation au cheval, autour de la rencontre entre Bartabas et Pina Bausch.
Notre avis de Un geste vers le bas
Avec Un geste vers le bas, Bartabas signe bien davantage qu’un simple récit de rencontre : il propose une plongée très personnelle dans une relation artistique hors norme. Le point de départ est déjà fort, presque mythique, puisqu’il s’agit de la rencontre avec Pina Bausch, figure majeure de la danse contemporaine, et du lien qu’il imagine entre elle et le cheval Micha Figa. Le livre s’attache à ce que cette intuition a ouvert, plutôt qu’à ce qu’elle aurait dû produire sur scène.
Ce qui frappe, c’est la manière dont le texte laisse exister l’inachevé. L’histoire n’aboutit pas au spectacle attendu, mais Bartabas choisit de retenir les instants de grâce, les nuits volées, les rapprochements discrets. Cette approche donne au récit une couleur très particulière : il ne cherche pas à tout expliquer, il préfère capter une présence, une émotion, une intensité. On sent un regard d’artiste qui sait que certaines vérités passent mieux par le sensible que par le commentaire.
Le livre intéressera particulièrement ceux qui aiment les œuvres où la création se raconte de l’intérieur, dans ce qu’elle a d’irrationnel, de fragile et de presque indicible. Il y a ici quelque chose de poétique, mais aussi de très incarné, dans cette façon d’évoquer la danse, le cheval, l’amitié et le mystère de la rencontre. Le récit a une dimension presque onirique, sans perdre pour autant son ancrage dans le réel des gestes, des présences et du temps partagé.
On peut aussi y voir un bel hommage d’un artiste à une autre, sans emphase inutile. Bartabas ne force jamais l’effet : il laisse affleurer l’admiration, la pudeur et la singularité de Pina Bausch à travers ce qu’il a vécu auprès d’elle. C’est précisément cette retenue qui donne au livre sa force. Si vous cherchez un texte bref mais habité, à la frontière du souvenir, de la création et de la contemplation, celui-ci mérite largement votre attention.
L'avis d'AmiraLecteur
Bartabas: Zingaro, un théâtre pour les chevaux
Bartabas
Présentation de Bartabas: Zingaro, un théâtre pour les chevaux
À travers les influences d’Artaud, Kantor, Bausch, Mnouchkine, Kurosawa, Tarkovski, Pasolini, Paradjanov, mais aussi du Caravage et de Géricault, Bartabas a construit un univers profondément nourri par l’art. Nomade de nature, Gitan par choix, curieux et attentif à l’altérité, il a traversé de nombreuses cultures au fil de ses voyages, de la Géorgie à la Perse, en passant par le Maghreb, la Roumanie, l’Inde et le Tibet. Fabienne Pascaud, qui suit la compagnie Zingaro depuis quarante ans, observe ses métamorphoses et recueille la pensée intime qui anime ces chorégraphies équestres, un théâtre unique imaginé par et pour les chevaux.
Pourquoi nous avons selectionné ce livre ?
Parce qu’il offre une plongée riche et singulière dans l’univers de Bartabas et de la compagnie Zingaro, en éclairant la relation entre son œuvre, ses influences artistiques et son rapport aux chevaux.
Notre avis de Bartabas: Zingaro, un théâtre pour les chevaux
Ce livre s’adresse d’abord à ceux qui veulent comprendre ce que Bartabas a inventé, au-delà de la simple fascination qu’il suscite. L’intérêt du texte tient à sa manière de relier un parcours artistique à un imaginaire large, traversé par le théâtre, le cinéma, la peinture, la poésie et les cultures du voyage. On sent que l’enjeu n’est pas seulement de célébrer une figure, mais d’approcher une vision du monde, faite d’intuition, de curiosité et d’attention à l’autre.
La force de l’ensemble réside aussi dans le regard porté sur Zingaro, compagnie dont les métamorphoses sont observées sur la durée. Fabienne Pascaud ne se contente pas d’accompagner une légende : elle écoute ce qui, chez Bartabas, relève d’une pensée intime, presque secrète, et qui donne leur forme à ces chorégraphies équines. Cela donne au livre une vraie densité, avec une dimension à la fois critique et sensible, sans sécheresse académique.
L’ouvrage intéressera particulièrement les lecteurs sensibles aux croisements entre les arts et aux artistes qui construisent un langage personnel en dialogue avec d’autres horizons. Il peut aussi séduire ceux qui aiment les portraits nourris par l’observation patiente, la mémoire et l’admiration assumée, à condition de chercher plus qu’une biographie classique. On est ici dans un essai qui cherche à saisir une œuvre vivante, en mouvement, et non à la réduire à un simple récit de carrière.
Si vous appréciez Bartabas ou si vous souhaitez entrer dans son univers par une approche éclairée et respectueuse, ce livre a de quoi retenir l’attention. Il ne se lit pas comme un document neutre, mais comme une invitation à regarder autrement ce théâtre pour les chevaux, dans toute sa singularité. Pour les lecteurs curieux d’un objet artistique hors norme, c’est une recommandation naturelle.
L'avis d'AmiraLecteur
Quel livre choisir de Bartabas ? (comparatif)
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Nom du livre
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Auteur
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Pourquoi le lire
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Note
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J'achète!
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Les cogne-trottoirs
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Bartabas
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Une écriture très travaillée, lyrique et visuelle, Un univers de saltimbanques original et dépaysant, Le duo touchant formé par la jeune fille et son âne
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10
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Amazon |
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D'un cheval l'autre
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Bartabas
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Une écriture poétique et très incarnée, Une relation au cheval traitée avec finesse et intensité, Un regard original sur le lien entre l’humain et l’animal
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9
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Amazon |
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Les cantiques du corbeau
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Bartabas
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Une écriture poétique et imagée, Une réflexion originale sur les origines de l’humanité, Un lien fort entre l’homme, l’animal et le mythe
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9
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Amazon |
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Un geste vers le bas
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Bartabas
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Un hommage sensible et pudique à Pina Bausch, Une écriture centrée sur l’invisible et les moments de grâce, Un regard rare sur le lien entre l’artiste et le cheval
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8
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Amazon |
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Bartabas: Zingaro, un théâtre pour les chevaux
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Bartabas
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Portrait érudit et sensible de Bartabas, Mise en perspective des nombreuses influences artistiques, Observation au long cours de la compagnie Zingaro
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7
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Amazon |
FAQ sur les livres de Bartabas
Quels sont les meilleurs livres pour découvrir l’univers de Bartabas si je ne connais pas son travail ?
Pour une première entrée, Bartabas: Zingaro, un théâtre pour les chevaux est le plus utile. Il aide à situer Bartabas comme créateur, à comprendre ses influences et à voir comment s’est construit l’univers de Zingaro.
Si vous préférez commencer par quelque chose de plus littéraire et moins explicatif, Les cogne-trottoirs peut aussi fonctionner, mais ce n’est pas le choix le plus simple pour un premier contact. Il vaut mieux le prendre si vous aimez déjà les écritures denses et les univers très singuliers.
Les livres recommandés expliquent-ils le lien entre équitation et mise en scène ?
Oui, mais pas tous de la même manière. Bartabas: Zingaro, un théâtre pour les chevaux est celui qui éclaire le mieux ce lien, parce qu’il relie directement la scène, le cheval et la pensée artistique de Bartabas.
D'un cheval l'autre complète bien cette approche, mais sur un mode plus intime. On y comprend moins une méthode de spectacle qu’une relation au cheval, ce qui est souvent plus parlant pour saisir la logique profonde de son travail.
Existe-t-il des ouvrages sous forme de entretiens ou de textes pour comprendre sa méthode ?
Dans la sélection fournie, le titre le plus proche d’un livre de compréhension de méthode est Bartabas: Zingaro, un théâtre pour les chevaux. Il donne un accès documenté à son univers, même s’il ne prend pas la forme d’un manuel ou d’un entretien pur.
Si vous voulez entrer dans sa façon de penser par la langue elle-même, D'un cheval l'autre et Un geste vers le bas sont plus intéressants. Ils ne décrivent pas une méthode pas à pas, mais ils montrent très bien comment Bartabas perçoit le vivant, la scène et la présence.
Quel livre choisir pour comprendre la vision artistique et l’esthétique de Bartabas ?
Bartabas: Zingaro, un théâtre pour les chevaux est le plus complet pour cette question. Il met en perspective les influences artistiques de Bartabas et donne des repères utiles pour comprendre son esthétique.
Pour une approche plus sensible et moins panoramique, Les cantiques du corbeau est aussi très parlant. Il montre une facette plus poétique et symbolique de son univers, utile pour saisir ce qui traverse son œuvre au-delà du spectacle.
Y a-t-il des recommandations qui fonctionnent comme des coulisses ?
Oui, Un geste vers le bas est probablement le plus proche d’un livre de coulisses au sens sensible du terme. Il parle de rencontres, de temps partagé, d’inachevé et de ce qui se construit loin du résultat final.
Bartabas: Zingaro, un théâtre pour les chevaux joue aussi ce rôle, mais de façon plus large. On y voit la compagnie, les influences et le travail au long cours, ce qui aide à comprendre la fabrication d’un univers scénique.
Quel ouvrage convient le mieux à un lecteur passionné d’équitation ?
D'un cheval l'autre est sans doute le plus pertinent si vous aimez vraiment le cheval et que vous cherchez autre chose qu’un discours technique. Le livre ne parle pas d’équitation sportive, mais il donne à sentir une relation profonde, exigeante et très incarnée à l’animal.
Bartabas: Zingaro, un théâtre pour les chevaux peut aussi intéresser un lecteur de culture équestre, surtout s’il veut comprendre comment le cheval entre dans un projet artistique. Les deux livres sont complémentaires : l’un est plus intime, l’autre plus contextualisant.
Les livres permettent-ils de contextualiser l’évolution de la démarche de Bartabas dans le temps ?
Oui, surtout Bartabas: Zingaro, un théâtre pour les chevaux. C’est celui qui suit le plus clairement les métamorphoses de la compagnie et donne une vision d’ensemble de l’évolution de son travail.
Pour percevoir une autre facette de cette évolution, Un geste vers le bas est intéressant, car il montre Bartabas dans une relation de création plus intérieure et plus tardive. Les autres livres sont plus marqués par une tonalité ou un sujet précis que par une chronologie.
À partir de quel niveau de connaissance ces lectures sont-elles accessibles ?
Si vous êtes simple spectateur ou lecteur curieux, commencez par Bartabas: Zingaro, un théâtre pour les chevaux. Il demande moins d’implication stylistique que les textes purement littéraires et donne vite des repères.
Si vous êtes déjà familier de son travail, D'un cheval l'autre, Un geste vers le bas et Les cantiques du corbeau prennent plus de relief. Les cogne-trottoirs convient surtout à un lecteur à l’aise avec une écriture plus libre et plus exigeante.
Comment choisir un livre selon l’objectif : comprendre, approfondir ou collectionner ?
Pour comprendre, choisissez Bartabas: Zingaro, un théâtre pour les chevaux. C’est le plus utile pour replacer Bartabas dans un cadre artistique et pour entrer dans son univers sans trop de détour.
Pour approfondir, prenez D'un cheval l'autre ou Un geste vers le bas selon votre intérêt principal : le cheval d’un côté, la création et la rencontre de l’autre. Pour collectionner ou lire Bartabas comme écrivain, Les cogne-trottoirs et Les cantiques du corbeau sont les plus marqués littérairement.
Où trouver ces livres en version française et à quoi faire attention ?
Tous les titres de cette sélection sont donnés en français, mais il faut vérifier l’édition disponible au moment de l’achat, car certains ouvrages peuvent être plus faciles à trouver que d’autres selon le format. Le mieux est de regarder si vous cherchez un livre neuf, un poche éventuel ou un exemplaire d’occasion.
Faites aussi attention à la date d’édition si vous voulez un ouvrage de contexte, surtout pour Bartabas: Zingaro, un théâtre pour les chevaux. Pour un livre littéraire comme Les cogne-trottoirs ou un texte court comme Les cantiques du corbeau, le format compte moins que le rapport que vous cherchez au style et à la lecture.
Conclusion
Si vous voulez comprendre Bartabas rapidement, commencez par Bartabas: Zingaro, un théâtre pour les chevaux. C’est le livre le plus solide pour situer son univers, ses influences et sa relation au théâtre équestre.
Si vous cherchez plutôt une lecture sensible, prenez D’un cheval l’autre ou Un geste vers le bas. Et si vous aimez les textes plus littéraires, plus libres ou plus symboliques, Les cogne-trottoirs et Les cantiques du corbeau offrent deux portes d’entrée plus exigeantes, mais aussi plus personnelles.

