les 2 meilleurs livres de Charles Ferdinand Ramuz 

Quel est le meilleur livre de Charles Ferdinand Ramuz  en 2024 ? Découvrez nos 2 sélections

Sommaire

Charles Ferdinand Ramuz est considéré comme l’un des plus grands écrivains suisses de tous les temps. Il a laissé derrière lui un héritage littéraire remarquable, qui a inspiré de nombreux auteurs et continue d’être apprécié par les lecteurs de tous âges. Ramuz était un conteur talentueux, capable de nous emmener dans des univers imaginaires tout en abordant des thèmes profonds et universels.

Il y a tellement de livres écrits par Ramuz que c’est difficile de ne choisir qu’un seul comme étant le meilleur. Cependant, après une analyse attentive de sa bibliographie, nous avons sélectionné deux livres qui, selon nous, représentent le mieux son style et son message.

Le premier livre sélectionné est « La Grande Peur dans la Montagne ». Ce récit montagnard raconte l’histoire d’un pâturage abandonné à cause d’une histoire sombre et d’une superstition qui hante les anciens. Le livre montre la confrontation entre les vieux et les jeunes et comment les événements tournent au cauchemar. Ce livre est un témoignage de l’écriture de Ramuz qui est capable de nous transporter dans un univers de superstition et de peur.

Le deuxième livre sélectionné est « Derborence ». Cette histoire raconte comment Antoine, un jeune homme qui a été enterré comme mort après qu’une montagne ait détruit le pâturage de Derborence, convainc les autres qu’il est bien vivant et non un fantôme. Il est confronté aux doutes et aux peurs des gens qui ont assisté à la catastrophe de la montagne, et doit lutter pour prouver son existence et regagner sa place dans la société. Ce livre est un exemple de l’écriture de Ramuz qui aborde des thèmes universels tels que la mort, la vie et l’existence.

Charles Ferdinand Ramuz est un auteur qui a laissé derrière lui un héritage littéraire remarquable. Il est difficile de choisir un seul livre comme étant le meilleur, cependant, après une analyse attentive de sa bibliographie, nous avons sélectionné deux livres qui, selon nous, représentent le mieux son style et son message.

Notre sélection n°1

La Grande Peur dans la montagne

Charles-Ferdinand Ramuz

Présentation de La Grande Peur dans la montagne

Il y a vingt ans, le village de Sasseneire a abandonné un pâturage de haute montagne à cause d’une histoire sombre qui continue de hanter les anciens. Cependant, face à la pauvreté de la commune, les jeunes décident de remettre en service ce pâturage en y faisant monter leur troupeau durant l’été sous la supervision d’un maître fromager et de quelques hommes.

Très rapidement, le site et les paroles d’un vieil homme nommé Barthélemy créent une atmosphère de peur et de superstition. Lorsque le bétail tombe malade, les hommes sont mis en quarantaine et se retrouvent prisonniers à la base d’un glacier menaçant. Les événements tournent alors au cauchemar. C’est l’histoire de cette « grande peur » que Ramuz raconte dans ce célèbre récit montagnard.

Notre avis de La Grande Peur dans la montagne

La grande peur dans la montagne un roman initiatique, à la fois calme et effrayant, qui retranscrit bien l'effroi que l'on peut ressentir à trop rester dans ces lieux déserts, loin de la civilisation.

L'histoire se déroule au début du siècle dernier, dans un village de montagne du Valais. Les habitants décident, malgré la désapprobation des anciens, de réoccuper Sasseneire, un alpage d'altitude abandonné il y a vingt ans suite à une malédiction. Ramuz mêle les vieilles légendes montagnardes avec un symbolisme quasi religieux, purifiant les bergers dans l'alpage suite à la maladie du troupeau, accidents, enfer (ou paradis) des glaciers, malédiction biblique de la nature qui se venge des hommes.

La description de la montagne est minérale, rythmée et répétée comme le vent ou les chutes de pierres. Ramuz utilise des mots poétiques pour nous plonger dans cet univers dur et sauvage. Il nous fait ressentir la grande solitude de ces bergers dans les alpages, leur peur et leur résistance face à ces forces de la nature.

On y retrouve la beauté des montagnes suisses, la vie dure et rustique des montagnards, les croyances et superstitions qui restent très encrées dans ces vallées, à l'époque, éloignées de tout. C'est un ouvrage initiatique, qui nous fait prendre part à cette histoire au rythme des pas d'un montagnard : lents, vigoureux.

A tous ceux qui aiment la vie à la montagne, "La Grande Peur dans la montagne" de Charles-Ferdinand Ramuz est un livre à ne pas manquer.

Notre sélection n°2

Derborence

C.-F. Ramuz

Présentation de Derborence

Dans le livre « Derborence », l’histoire suit Antoine, un jeune homme qui a été enterré comme mort après qu’une montagne ait détruit le pâturage de Derborence. Cependant, sa femme Thérèse croit un jour reconnaître sa voix et sa silhouette, et se met à douter de sa mort.

Le livre raconte les efforts d’Antoine pour convaincre les autres qu’il est bien vivant et non un fantôme. Il est confronté aux doutes et aux peurs des gens qui ont assisté à la catastrophe de la montagne, et doit lutter pour prouver son existence et regagner sa place dans la société.

Notre avis de Derborence

Ramuz manie les mots avec la précision d'un tailleur de pierre, ciselant la syntaxe pour en extraire la quintessence. Sa prose, d'une apparente simplicité, est en réalité d'une grande concision, et d'une poésie charnelle remarquable.

L'histoire, inspirée d'une catastrophe naturelle survenue en 1714 dans le Valais, prend vie sous la plume de l'auteur. La montagne, plus forte que l'homme, est décrase un village d'estive, et l'amour, plus fort que la folie, permet à certains personnages de surmonter cette épreuve. La personnage féminin Thérèse, la femme d'Antoine, homme enseveli sous les roches, mort pour tous sauf pour elle, est un exemple de cet amour inconditionnel qui transcende la mort. Elle pousse la pierre du tombeau pour ramener "Lazare" à la lumière du jour, devenant ainsi une seconde mère qui accouche de son homme hors de la pierraille froide et bleutée pour le présenter en offrande au soleil.

La fin du roman est émouvante, nous laissant avec la sensation d'avoir été transporté dans un lieu de transhumance privilégié des Alpes, où la grâce fredonne un chant d'eau sur des galets. La lumière de l'écriture de Ramuz nous allège l'âme, nous enlevant à la lourdeur de notre quotidien pour nous emmener dans un "ravissement" littéraire. "Derborence" est un livre à lire absolument pour tous ceux qui cherchent à s'échapper dans un univers poétique et émouvant.

Le mot de la fin​

Charles Ferdinand Ramuz était un écrivain suisse romand connu pour son utilisation de la langue vaudoise, qui lui a donné un style unique dans son oeuvre. Il a obtenu son baccalauréat à l’âge de dix-sept ans et a poursuivi des études de lettres classiques à l’université, obtenant sa licence en 1901. Il a commencé sa carrière en tant qu’enseignant, mais a déménagé à Paris l’année suivante pour préparer sa thèse de doctorat à la Sorbonne. C’est là qu’il a commencé à écrire et à fréquenter les milieux littéraires de la ville.

Il a publié son premier roman, « Aline », en 1905 aux éditions Perrin, et a continué à publier des ouvrages chez Perrin, Ollendorff et Fayard. La Première Guerre mondiale l’a contraint à retourner en Suisse, où il a participé à l’aventure des « Cahiers vaudois » et a publié des ouvrages tels que « Adieu à beaucoup de personnages » et « Histoire du Soldat ». Après la guerre, il a dû recourir à l’auto-édition pendant un certain temps avant de signer avec Grasset en 1924.

Bien que son oeuvre ait été reconnue, elle n’a jamais atteint le statut de best-seller. Sa polémique a été liée à son style d’écriture, accusé par certains de « mal écrire exprès ». En 2005, Charles Ferdinand Ramuz a été intronisé dans la prestigieuse Bibliothèque de la Pléiade des éditions Gallimard.

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