les 3 meilleurs livres de Anton Tchekhov

Quel est le meilleur livre de Anton Tchekhov ? Découvrez nos 3 sélections

Sommaire

Anton Tchekhov est considéré comme l’un des plus grands auteurs russes de tous les temps. Il est surtout connu pour ses pièces de théâtre et ses nouvelles qui ont marqué l’histoire de la littérature russe et mondiale. Ses œuvres ont été traduites dans de nombreuses langues et ont été jouées sur les scènes du monde entier. Il est considéré comme un maître de la nouvelle, avec des histoires courtes qui ont un impact profond sur les lecteurs. Il est également célèbre pour ses pièces de théâtre qui ont révolutionné le genre, en introduisant des personnages complexes et des intrigues qui reflètent la réalité de la vie quotidienne.

Tchekhov a également été un innovateur en termes de style d’écriture. Il a introduit des techniques modernes dans ses œuvres, telles que la polyphonie, qui consiste à donner la parole à plusieurs personnages à la fois, et l’utilisation de la description pour créer une atmosphère poétique. Il a également été un précurseur de l’utilisation de la sous-intrigue dans les pièces de théâtre. Ses œuvres ont influencé de nombreux autres écrivains, y compris les auteurs de la génération suivante, comme James Joyce et Virginia Woolf.

Il est difficile de choisir le meilleur livre de Tchekhov, car chacune de ses œuvres est remarquable à sa façon. Cependant, nous avons sélectionné 3 livres qui, selon nous, représentent le meilleur de son travail et qui offrent une excellente introduction à l’écriture de Tchekhov pour ceux qui ne l’ont pas encore lu. Ces livres sont « La Cerisaie », « Oncle Vania » et « La Mouette ».

Notre sélection n°1

La Mouette

Anton Pavlovitch Tchekhov

Présentation de La Mouette

« La Mouette » est un livre qui raconte l’histoire de Nina, une jeune femme qui est attirée par le lac comme une mouette. Elle veut devenir actrice, mais ses parents sont contre cette idée, car ils ont peur qu’elle devienne une bohème. Elle se rapproche de l’écrivain Treplev, qui un jour lui offre une mouette qu’il vient de tuer, symbolisant ainsi sa propre mort prochaine.

La pièce se compose de quatre actes, dans lesquels on suit une constellation de personnages différents qui sont tous attirés par le lac enchanteur. L’intrigue est moins importante que les paroles banales, mais pleines de sens, que les personnages s’adressent à eux-mêmes et aux autres, révélant ainsi la difficulté de communiquer.

Selon Georges Pitoëff, ces personnages sont extérieurement insignifiants, mais ils sont consumés par un feu intérieur qui les rend semblables aux personnages de Dostoïevski. En somme, « La Mouette » est un livre qui explore les thèmes de la communication, de la passion, et de la mort.

Notre avis de La Mouette

Les personnages, élégamment mis en scène par l'auteur, sont dotés d'une profondeur psychologique qui m'a permis de m'identifier à eux, de ressentir leurs émotions et de comprendre leurs actions.

La plume de Tchekhov est à la fois poétique et incisive, elle sait décrire les doutes et les aspirations des personnages avec finesse et subtilité. Les thèmes abordés dans "La Mouette" sont d'une actualité éternelle, ils nous parlent de l'humanité dans toute sa complexité.

En tant qu'observateur extérieur, j'ai pu apprécier le jeu des acteurs, les dialogues ciselés et les tableaux vivants qui se déroulent sous mes yeux. "La Mouette" est un véritable chef-d'œuvre de la littérature théâtrale, un classique qui m'a inspiré pour mon cours de pratique théâtrale.

Je recommande vivement "La Mouette" à tous ceux qui cherchent une lecture riche en émotions, en réflexions et en poésie. C'est un livre qui vous hantera longtemps après sa lecture, car les personnages sont des âmes que l'on n'oublie pas.

Notre sélection n°2

La Cerisaie

Anton Tchekhov

Présentation de La Cerisaie

À son retour de Paris, Lioubov Andreevna se rend compte qu’elle doit affronter la réalité et regarder la vérité en face. Elle se voit dans l’obligation de vendre son domaine, qui comprend notamment la fameuse cerisaie qui lui apportait tant de raffinement et de beauté.

« La Cerisaie » dépeint une image de l’aristocratie russe de la fin du XIXe siècle, vieillissante et peu adaptée au monde moderne des marchands. Le style écrit par Tchekhov est léger et enlevé, et la nouvelle traduction d’André Markowicz et Françoise Morvan lui rend tout son naturel. Il s’agit à la fois d’une partition théâtrale et d’une petite musique bouffonne, tragique. Grâce à cette œuvre incisive, les personnages de Lopakhine le parvenu et de Trofimov l’étudiant éternel sont devenus des figures emblématiques de la littérature russe et du théâtre européen.

Notre avis de La Cerisaie

C'est un temps d'attente avant une catastrophe qui libère. La traduction de Françoise Roman est remarquable, elle a su préserver le rythme et la mélodie tout en refusant tout lyrisme excessif.

La cerisaie est un voyage dans le temps, dans l'histoire de la Russie à la fin du XIXè siècle et au début du XXè siècle. L'écriture de Tchékhov est profonde, sensible et humaine, cela est particulièrement évident dans cette pièce. Même si le développement psychologique des personnages est un peu faible, ils expriment le dramatisme avec force.

C'est une oeuvre de théâtre difficile d'accès mais riche en sensibilité.

Notre sélection n°3

Oncle Vania

Anton Pavlovitch Tchekhov

Présentation de Oncle Vania

Dans « Oncle Vania », Tchekhov nous plonge dans l’atmosphère glaciale d’une campagne hivernale, où les journées s’écoulent lentement autour d’un thé servi chaque matin à sept heures. Les soirées s’étirent interminablement, et les personnages se détestent mutuellement, tout autant qu’ils se détestent eux-mêmes. L’ennui est partout, comme une boue gluante dans laquelle ils s’enfoncent, un piège mortel qui les attire tous vers une fin inévitable.

Mais alors qu’ils sombrent dans l’apathie, Vania, Sonia et Astrov tentent un dernier sursaut. Ils cherchent à haïr, à aimer, à tuer, à se tuer, mais ils n’ont plus la force ni l’envie de le faire. Ils ne peuvent s'empêcher de penser à tout ce qu’ils auraient pu être, à tout ce qu’ils auraient pu faire, mais ils ne savent pas quoi. Peut-être qu’ailleurs, loin d’ici, il existe autre chose, une autre vie.

Tchekhov, avec sa plume géniale et sa sensibilité de docteur impuissant, décrit avec précision et acuité le terrible mal de ne pas vivre qui ronge ces personnages et les entraîne vers une fin tragique.

Notre avis de Oncle Vania

La plume de l'auteur est à la fois poétique et incisive, dépeignant avec une précision chirurgicale les tourments intérieurs des personnages. Les thèmes abordés sont universels et intemporels, évoquant l'aspiration à l'épanouissement et au bonheur, ainsi que la pesanteur de la fatalité qui englue tragiquement les personnages.

J'ai été particulièrement saisi par les répliques de Sonia, la nièce de l'oncle Vania, qui sont à la fois vraies et émouvantes. Ces paroles restent gravées dans ma mémoire comme un air de musique qui vous revient sans cesse.

La traduction française que j'ai choisie rend justice à la sensibilité de l'auteur, rendant encore plus belles ces paroles qui me hantent.

Il est dommage que peut-être il n'y a pas assez de place dans ce 21ème siècle pour apprécier à sa juste valeur la sensibilité de ce grand auteur russe qu'est Tchekhov. C'est pourquoi je recommande vivement cette œuvre à tous les amoureux de la littérature, pour en tirer la substantifique moelle. C'est un livre à lire et à relire pour saisir toute la puissance de l'écriture de Tchekhov.

Le mot de la fin​

Anton Pavlovitch Tchekhov est un écrivain russe célèbre pour ses nouvelles et ses pièces de théâtre. Il a étudié la médecine à l’université de Moscou et a exercé comme médecin de 1884 à sa mort en 1904. Cependant, pour subvenir aux besoins de sa famille, il a commencé à écrire des nouvelles pour des journaux, remportant rapidement un grand succès.

Malgré son succès en tant qu’écrivain, Tchekhov a été touché par la tuberculose tôt dans sa vie et a dû se déplacer fréquemment pour trouver un climat qui lui convienne. Il a déclaré que la médecine était sa « épouse légitime » et que l’écriture était sa « maîtresse ».

En 1878, Tchekhov a écrit sa première pièce de théâtre, intitulée « Sans Père », dédiée à l’actrice Maria Iermolova, mais elle n’a pas rencontré de succès à Moscou. Dans les années 1890, il s’est consacré à la dramaturgie et a écrit plusieurs pièces, dont « Ivanov » en 1887 et « Oncle Vania » en 1896, qui est l’une de ses pièces les plus connues aujourd’hui.

En plus de son travail littéraire, Tchekhov était également un homme engagé socialement. Il a créé des dispensaires pour soigner les plus démunis gratuitement et a soutenu la création de bibliothèques. En 1890, malgré sa maladie, il a passé un an dans le bagne de Sakhaline pour décrire les conditions de vie des détenus.

Tchekhov s’est marié avec l’actrice Olga Knipper trois ans avant sa mort. Il est décédé en Allemagne lors d’une cure dans un sanatorium à l’âge de 44 ans et a été enterré à Moscou. Son œuvre est caractérisée par des personnages humains complexes et déchirés entre leurs regrets et leurs espoirs. Tchekhov est considéré comme l’un des plus grands dramaturges russes de tous les temps, aux côtés de ses prédécesseurs tels que Dostoïevski et Tolstoï.

Partager cet article
Laisser un commentaire