Avis littéraire : Valencia Palace, d’Annie Perreault

Bonjour à tous,

Beaucoup de chroniques en ce moment et j’en suis pour ma part ravie. Je fais de très belles lectures et il y a vraiment de chouettes romans à découvrir pendant cette rentrée littéraire d’hiver ! Aujourd’hui justement, je vous retrouve ici pour vous présenter un roman, un premier roman même d’ailleurs, publié le 10 janvier dernier et qui s’intitule Hôtel Valencia Palace, publié aux éditions Le Nouvel Attila.

Le synopsis…

Cette histoire, c’est celle de Claire. Mère de famille québécoise, elle passe ses vacances à Valence, en Espagne, avec son mari et ses deux enfants. Alors qu’elle est en train de bouquiner tranquillement sur le toit-terrasse de l’hôtel, une jeune femme l’aborde. Cette dernière lui confie son sac à main. Claire, étonnée par cette rencontre et cette femme qui semble particulièrement déroutée, accepte de garder le sac. Un regard à son mari et ses enfants pour veiller sur eux et voir s’ils se sont aperçus de quoi que ce soit.

C’est ce moment que choisit la femme pour sauter du toit-terrasses et mettre fin à ses jours. Ceux de Claire en revanche, ne seront plus comme avant…

Mon avis sur ce roman…

Une ambiance pesante. Voila ce qui me vient à l’esprit en premier pour évoquer ce roman. Plus le roman avance et plus nous découvrons des brides de la vie de Claire. Suite à cet incident, elle ne sera plus jamais la même et décidera de prendre sa vie en main à nouveau. Comme pour se prouver qu’elle est toujours vivante, elle.

Ce roman m’a également fait penser au film Lost In Translation, de Sofia Coppola. Notamment dans le sens où, une jeune femme québécoise, va décider d’aller à la rencontre d’une autre culture, inconnue ou presque. Elle va se confronter aux autres complètement. Elle va aussi mettre de côté sa propre vie pour peut être faire un peu continuer celle de cette femme.

Cette femme d’ailleurs, nous n’en saurons jamais rien. Elle n’aura ni prénom, ni nom, ni travail, ni histoire. Qui était-elle ? Pourquoi ce geste ? Autant de questions qui resteront sans réponse…

Le roman est indiqué comme étant un thriller. Là dessus, je ne suis pas d’accord. En tout cas, ce n’est pas de cette manière que je le nommerai. Je peux néanmoins comprendre pourquoi ce descriptif y est apporté.

En effet, dans la suite du roman, la fille de Claire, va retourner sur ses traces, à Valence, en y courant le marathon. Une quête. La quête d’une mère mais aussi sans doute la quête de soi.

En revanche, là où je ne suis pas d’accord, c’est qu’il ne reprend pas les codes du thriller à proprement parler. Pas de policiers, pas d’enquête de police. Mais une recherche tout de même alors…

A-t-on toujours besoin d’enfermer les romans dans une cas alors qu’ils sont souvent beaucoup plus que cela ?

Voilà pour mon avis sur ce roman, un premier roman prometteur, une ambiance toute particulière bien distillée tout au long du récit. Et un vrai beau récit…

Je vous retrouve vite pour un nouvel avis littéraire, d’ici là, portez-vous bien,

F.