Avis littéraire : Je suis une sur deux, de Giulia Foïs

Bonjour à tous,

J’ai le plaisir de pouvoir revenir aujourd’hui avec un nouvel article ici. Je ne sais si vous avez suivi mes aventures, mais ce blog a été la cible de kackers (ça arrive très souvent, donc rien de nouveau sous le soleil des blogs !), mais c’est tout de même assez compliqué de récupérer son compte et ses données.

Bref, parenthèse fermée. C’est donc avec une grand plaisir que je reviens, et j’en profite pour vous parler d’un livre que j’ai beaucoup aimé et dont vous avez sans aucun doute déjà entendu parler, puisqu’il s’agit du dernier livre de Giulia Foïs, paru le 4 mars dernier aux éditions Flammarion et qui s’intitule, Je suis une sur deux.

Le résumé…

Je vais me permettre de te tutoyer, tu ne m’en veux pas ? On ne se connaît pas, c’est vrai. Mais vu ce qu’il vient de t’arriver, je crois qu’on a quelques points communs. Alors on va faire un truc, si tu veux bien : je t’écris maintenant, et toi, tu me lis quand tu veux. D’accord ?

Moi, j ’ai des choses à te dire. Toi, sens-toi libre d’en faire ce que tu veux. D’ailleurs, c’est peut-être par là que je devrais commencer : sens-toi libre de tout, tout le temps, et surtout de refuser. Ton « non » est un droit élémentaire. Au-delà de respectable, il est inaliénable. Même si on vient de te le piétiner. Alors, par exemple, tu peux dire : « Non, Giulia, je ne te lirai pas, pas tout de suite, et peut-être même jamais.» Mais je vais juste poser ça là. »

Giulia Foïs, vous la connaissez déjà surement. Elle est journaliste, notamment sur France Inter. C’est d’ailleurs de cette manière que je l’ai moi-même découverte. Je ne connaissais rien de son passé. Mais je l’ai entendu parler de son bouquin à la radio justement, et j’ai eu envie de le découvrir…

Mon avis sur cet essai…

Je ne sais plus tout à fait quand, mais je me souviens avoir déjà dit ça ici, sur le blog : il faut que je lise plus d’essai. C’est un style littéraire que je ne suis pas habituée à lire et pourtant, dès que j’en referme un, je me dis toujours qu’il faudrait que je poursuive mes découvertes en ce sens.

Oui, c’est vrai, j’avais des craintes en ouvrant ce livre. Peur que ce soit trop intime, trop à charge aussi.

Et pas du tout. Au delà du rapport à l’agression et à la violence de celle-ci, j’ai été subjugée par le discours. C’est en fait un livre qui est plein d’humanité. Giulia Foïs y expose l’après, ce que les gens ont pu lui dire, l’ont regardé et tous les stéréotypes se rattachant à un viol. Pour moi, la partie la plus intéressante du récit, c’est la fin. Quand elle expose les actions qui sont mises en oeuvre, l’humanité aussi qui se dégage de ces rassemblements.

C’est un livre qui, suite à sa lecture, m’a mis un sacré coup de pied aux fesses. Il est aussi rempli d’espoir et de générosité. J’ai été reboostée, comme si une amie venait de me dire « c’est bon, tu peux y arriver, tout est possible, le pire comme le meilleur ». Rarement un bouquin m’a fait cet effet là…

J’en profite pour remercier vivement les éditions Flammarion de m’avoir permis de ne pas passer à côté de cette lecture. Merci encore !

A très vite pour un nouvel avis littéraire, d’ici là, portez-vous bien,

F.

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