Avis littéraire : Taches rousses, de Morgane Montoriol

Bonjour par ici !

Un nouveau roman à vous présenter sur le blog. Il s’agit d’un envoi totalement surprise de la part des éditions Albin Michel. Il n’y avait pas de résumé sur la quatrième de couverture, pas de courrier d’accompagnement. C’est donc dans un flou total que j’ai commencé cette lecture et finalement, ça l’a fait ! Au moins, je ne savais pas à quoi m’attendre et ma lecture n’en a été que plus agréable.

Le roman que je viens vous présenter, c’est Taches rousses, de Morgane Montoriol publié le 29 janvier 2020 chez Albin Michel.

Le synopsis…

« Leah Westbrook a disparu un après-midi de septembre, dans une petite ville de l’Oklahoma. Elle avait quatorze ans. Son corps n’a jamais été retrouvé. Depuis, sa soeur, Beck, a quitté la ville pour s’installer à Los Angeles. Elle vit par procuration le rêve de Leah, en tentant une carrière de comédienne. Sans aucun entrain. Contrairement à sa soeur, dont la peau était parfaitement unie, le visage de Beck est couvert de taches de rousseur. Des taches qu’elle abhorre et qui lui rappellent l’extrême violence de son père. Bientôt, des corps atrocement mutilés sont retrouvés dans le quartier d’Hollywood où elle a vécu. L’oeuvre d’un tueur en série que la police peine à attraper. Peut-être cet homme aux yeux terribles, qui suit Beck partout… »

Un résumé qui n’en dit ni trop ni pas assez. Suffisamment pour vous indiquer les contours de cette intrigue qui laisse beaucoup de surprises…

Mon avis sur ce roman…

Le personnage principal, celui de Beck, est le fil conducteur de ce roman. Le lecteur d’ailleurs a tantôt avoir de la peine pour elle, va être énervé, va en apprendre toujours plus. Parfois c’est vrai, il y a quelques longueurs sur le passé de Beck qui peuvent être désagréables sur le moment mais qui n’enlèvent en rien à la qualité du roman.

Les Etats-Unis. On sent que l’auteur y a vécu. Elle retranscrit cette vie faite de superficialité, surtout dans le domaine du spectacle et de l’industrie du film où le paraître est le maître mot. On sent dès les premières pages que Beck est mal dans sa peau, qu’elle subit cette vie auprès d’un ponte de l’industrie du film âgé de 63 ans.

Même si la construction est plutôt scolaire, surtout grâce aux éléments attendus du thriller psychologique par excellence, l’ensemble fonctionne bien. En tout cas, cela a bien fonctionné pour moi. Il y a du glauque, c’est parfois très vulgaire, ordurier (rien de vraiment méchant pour un thriller !), il a du sang, une enquête en fond, donc concrètement, si vous vous attendez à lire un thriller, ça fonctionne, les codes sont là.

Je pense que pour les lecteurs peu aguerris dans les lectures de thrillers et autres polars, cette lecture fonctionnera à merveille. Pour ma part, étant maintenant de plus en plus exigeante avec ce genre de lecture, j’ai passé un bon moment. Je ne sais pas si j’en garderai un souvenir fou, mais en tout cas, sur le moment, je ne me suis pas ennuyée, loin de là. Je l’ai d’ailleurs lu en une seule journée !

Il est quand même bon, en cette fin de chronique, de dire qu’il s’agit ici d’un premier roman. Ceci peut aussi expliquer cela. Je ne doute pas que la suite sera prometteuse pour Morgane Montoriol.

Ce roman vous fait envie ?

A très vite pour un nouvel avis littéraire, d’ici là, belles lectures à vous,

F.