Avis littéraire : Solitudes mineures, de Lucie Desbordes

Bonjour les lecteurs,

Une fois n’est pas coutume, je vous reviens pour vous présenter un roman qui sort aujourd’hui. Je réussis de plus en plus à m’organiser pour vous prévoir des articles le jour même de la sortie d’un roman. Et quand il s’agit d’un si beau roman, je ne regrette pas de pouvoir le faire. Comme l’indique le titre de cet article, je vous présente le tout dernier roman de Lucie Desbordes, Solitudes mineures qui est donc sorti ce jour, vendredi 3 juillet aux éditions Anne carrière.

Le résumé…

« Mina Degas, 14 ans, adolescente « surdouée », s’apprête à passer son baccalauréat avec trois ans d’avance. Depuis la disparition de son père, sa mère l’élève seule dans un culte de la performance. Par ses brillants résultats scolaires, la jeune fille s’est attiré la haine de tous les élèves de son lycée. Elle n’a plus le goût de vivre, elle voudrait en finir avec cette adolescence et tout ce que sa mère lui impose. À quelques jours du bac, Mina fugue et quitte Paris pour Lyon, avec l’idée d’aller se recueillir sur la tombe de son père. Dans le TGV, elle rencontre Anatole, 10 ans. »

Je prends la liberté de réduire le résumé normalement proposé par l’éditeur (que vous pouvez retrouver si l’envie vous saisit), tout simplement parce que, selon moi, il en dire trop. Je préfère une fois de plus, vous donner mon ressenti de lecture sans trop en dire sur l’histoire. Il me semble plus pertinent de vous laisser vous faire votre avis selon votre propre progression dans la lecture de ce roman.

Mon avis sur ce roman…

Si je devais définir ce livre, je dirais qu’il est délicat, poignant et aussi nécessaire qu’important.

C’est finalement l’histoire d’un pré-ado de 10 ans différent et d’une ado de 14 ans elle aussi différente. C’est l’histoire de deux jeunes gens qui se comprennent dans leurs différences. C’est d’ailleurs leurs différences qui leur permettent de si bien se comprendre. Enfin, c’est surtout Mina qui comprend Anatole.

Mina, la narratrice, se cherche. Elle est en quête de vérité, de réponses à ses questions. Surtout, elle a un besoin urgent de respirer, elle qui étouffe sous l’omniprésence de sa mère. Elle fugue.

Anatole quant à lui, est un petit garçon perdu dans la société. Mina va devenir pour lui une sorte d’ange-gardien. Petit à petit, ils vont avoir besoin l’un de l’autre, sachant, face à l’adversité de la situation qu’ils peuvent compter l’un sur l’autre. Chose étonnante puisque, chacun a sa manière et dans sa vie n’a jamais pu faire l’expérience de l’amitié réelle, celle qui nous lie à des gens de notre âge.

Ce roman m’a profondément touché. Je ne connais pas la plume de Lucie Desbordes et je suis bien contente d’avoir pu la lire. Elle se met aisément au niveau des âges des enfants dont elle parle, ce qui aide à la cohérence de l’histoire. Elle n’en fait pas trop et décrit parfaitement la psychologie des personnages.

Ces presque 250 pages passent à une vitesse folle. La progression est fluide tout simplement parce que vous avez envie de savoir ce qui va arriver à ces deux personnages si attachants…

Enfin, vous l’aurez aisément compris, c’est un très joli roman que nous propose là Lucie Desbordes. Roman que je ne peux évidemment, que vous inviter à lire tant il est nécessaire…

Je vous dis à très vite pour un nouvel avis littéraire, d’ici là, portez-vous bien, et faites de belles lectures,

F.

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