Avis rentrée littéraire 2020 : Sale bourge, de Nicolas Rodier

Bonjour à tous,

C’est un des premiers romans de la rentrée littéraire que j’ai eu la chance de lire. C’était en juillet. Cela peut vous paraître long d’attendre autant de temps avant d’écrire la chronique. Force est de constater que je me souviens de la lecture de ce roman comme si c’était hier… Ce roman dont il est question, c’est le premier roman de Nicolas Rodier, Sale bourge, paru chez Flammarion, le 19 août dernier.

Le synopsis…

« Pierre passe la journée en garde à vue après que sa toute jeune femme a porté plainte contre lui pour violences conjugales. Pierre a frappé, lui aussi, comme il a été frappé, enfant. Pierre n’a donc pas échappé à sa « bonne éducation » : élevé à Versailles, il est le fils aîné d’une famillenombreuse où la certitude d’être au-dessus des autres et toujours dans son bon droit autorise toutes les violences, physiques comme symboliques. Pierre avait pourtant essayé, lui qu’on jugeait trop sensible, trop velléitaire, si peu « famille », de résister aux mots d’ordre et aux coups.
Comment en est-il arrivé là ? C’est en replongeant dans son enfance et son adolescence qu’il va tenter de comprendre ce qui s’est joué, intimement et socialement, dans cette famille de « privilégiés ». »

Voici la quatrième de couverture qui est également le résumé que vous pouvez retrouver sur le site de l’éditeur ou bien encore sur Babelio et autres sites de ce genre.

Mon avis sur ce roman…

Sale bourge, c’est l’histoire de la violence. Celle qui prend place partout et tout le temps. Cette violence insidieuse qui s’infiltre dans toutes les familles. Aucune strate de la société n’est épargnée. La preuve.

Sale bourge, c’est l’histoire de la violence aussi bien reçue, que donnée. Pas la violence qui excuse, mais la violence qui fait comprendre. C’est tenter d’expliquer ce qui ne se voit pas.

Dans les beaux quartiers, les enfants de bonnes familles, on leur donnerait le bon Dieu sans confession comme on dit. C’est souvent vrai. Mais pas tout le temps ! Et puis d’ailleurs, il se passe quoi chez eux le soir quand ils rentrent de l’école ? C’est comment avec papa et maman ? Nous, on se dit que ça va bien, on y va de notre cliché. Oui, mais non. En tout cas, c’est comme ailleurs…

Première scène : Pierre se retrouve au poste, accusé de violences conjugales. Déjà, pour un fils de bonne famille, ça fait bizarre.

Le roman va tourner autour de cette première scène et montrer, démontrer, que l’enfance est la base de tout. Donnes du positif, tu auras du positif, donnes du négatif, tu auras dix fois plus de négatif en retour. Cela pourrait définir ce roman (selon moi, évidemment !).

Ecrit à la première personne, Pierre nous raconte sa propre histoire. Pierre pourrait être un copain, l’ami d’un frère ou d’une soeur. Il se confie, comme il s’est sans doute confié à son psy. Ce style est donc très agréable à lire, fluide, précis, clair. Il nous y parle de ses frères et soeurs aussi, et de sa place dans la fratrie et dans la famille.

C’est un roman qui est cruellement banal parce que ça pourrait être l’histoire de quelqu’un que l’on connait. C’est aussi pour ça que je l’ai aimé. Il raconte la vie, la vraie !

Que peut-on penser du personnage de Pierre à la sortie de ce roman ? C’est une question à laquelle je ne répondrais pas ici, pour ne pas influencer votre lecture. Mais sachez que c’est une question complexe et qui, quand je reprends ce roman pour écrire cette chronique, se pose encore à moi…

Il s’agit d’un premier roman et, une fois de plus, le nom de Nicolas Rodier va être à suivre dans les prochaines années, je n’en doute pas. Bravo !

Je vous retrouve très vite pour un nouvel avis, d’ici là, portez-vous bien,

F.

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