Avis littéraire : Le monde au balcon, de Sophie Lambda

Bonjour à tous,

Je vous retrouve aujourd’hui avec une lecture on ne peut plus de circonstance. Les temps de confinement que nous avons connu ce printemps et que nous connaissons d’ailleurs actuellement une nouvelle fois ont permis à Sophie Lambda d’écrire une très chouette bande dessinée. Preuve que tout ne s’arrête pas et que le quotidien est une source inépuisable d’inspiration. Je vous présente donc Le monde au balcon, de Sophie Lambda, sorti le 2 septembre 2020 aux éditions Albin Michel (qui refont à nouveau des bandes dessinées, et ça, c’est chouette aussi !).

Le synopsis de cette bande dessinée…

« J’ai commencé ce carnet en janvier 2020, je voulais dessiner mon quotidien avec légèreté, sans objectif précis… Qui aurait pu prévoir que ce petit projet insouciant allait se changer en journal de bord de l’événement mondial le plus inédit du 21e siècle ? »

Voici le résumé que vous pouvez trouver sur le site de l’éditeur.

Finalement, l’idée de base est relativement simple : raconter avec ses propres mots, cette période délicate et inattendue que nous avons tous vécue, les uns avec les autres alors que nous étions si loin les uns des autres…

Mon avis sur cette bande dessinée…

Je ne connaissais ni la plume, ni le dessin et encore moins l’humour de Sophie Lambda. C’est maintenant chose faite et je suis ravie de l’avoir découverte avec cette bande dessinée.

Tout d’abord, la forme. Comme Sophie le dit, c’était à la base un carnet dans lequel elle souhaitait compulser ses idées au quotidien. Le format s’impose donc comme celui d’un petit carnet. Ce n’est donc pas la taille « standard » d’une bande dessinée. Mais ce qui me plait encore plus et qui fait que l’esprit « carnet » se formalise d’autant mieux, c’est ce petit élastique qui entoure le bouquin. Très bon point sans avoir déjà ouvert la bande dessinée 🙂

Ensuite, elle y retrace jour après jour ce qu’elle a fait de ses journées. Jusqu’à l’annonce du Président et la période de confinement que nous avons tous connue. L’esprit « carnet » se retrouve également à l’intérieur grâce à des lignes bleues. A chaque pages se retrouveront des dessins de Sophie, évidemment, mais aussi des photos, issues d’internet, des commentaires qu’elle a pu trouver sur les réseaux sociaux, ou bien encore, sa plume qui nous raconte comment elle vivait les choses à ce moment là.

Selon moi, la force de cet ouvrage, c’est sa dimension humaine et sociale. Le côté assez historique aussi. Dans quelques années, quand tout cela sera derrière nous (espérons le, le plus tôt possible), tout sera alors retrouvante dans cette bande dessinée. Elle sera aussi le moyen de raconter aux générations futures de façon amusante ce qui ne l’était absolument pas sur le moment.

Que l’on ait bien subit ou non cette période, c’est un moyen de s’en souvenir. De se souvenir aussi de nos soignants, des nos aînés particulièrement touchés pendant cette épidémie. De la solidarité que l’on a pu connaître, de ses gens qui applaudissaient au balcon tous les soirs…

C’est avant-tout pour tout cela que cette bande dessinée m’a plu, parce qu’elle va nous permettre de nous souvenir, mais aussi de transmettre. Et dans l’idée de transmission, il y a toujours une idée de pédagogie, une façon de dire « ne faîtes pas comme nous ». J’aime à croire qu’il y aura un « après » positif à tout cela… Je pense que finalement, Sophie Lambda aussi…

Noël approche à grand pas et, même s’il ne prendra pas la même tournure que les années précédentes, rigoler un peu de notre sort peut aussi être un bon moyen de rendre les choses un peu plus douces. Cet ouvrage pourrait en ravir plus d’un à mon humble avis.

Je vous dis à très vite pour un autre avis littéraire, d’ici là, portez-vous bien,

F.

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