Avis littéraire : L’été où je suis devenue vieille, d’Isabelle de Courtivron

Bonjour à tous,

Je vous reviens aujourd’hui avec une chronique un peu particulière. En effet, je crois que depuis l’ouverture du blog, je n’en ai pour ainsi dire jamais chroniqué. Il s’agit d’un essai. Le livre que je vous présente aujourd’hui n’est ni un roman, ni une autobiographie bien qu’il puisse répondre aux codes de ces deux genres.

Le livre que je vous présente aujourd’hui est le dernier d’Isabelle de Courtivron qui paraît aujourd’hui aux éditions de l’Iconoclaste.

Le résumé…

« Elle a soixante-treize ans. Cet été-là, Isabelle de Courtivron se rend compte qu’elle a perdu en souplesse et qu’elle s’essouffle plus vite. Son ophtalmo lui a prescrit une opération de la cataracte. Son corps est usé. Elle a pris sa retraite, a du mal à adopter Instagram ou Twitter. Elle se surprend à voir partout, tout le temps, des plus jeunes qu’elle. Ce qui lui arrive ? L’âge. Elle est devenue vieille.

Avec une sincérité rare teintée d’humour, Isabelle de Courtivron raconte ce basculement qu’elle n’a pas vu venir. Elle a toujours vécu en femme libre, tournant le dos à la vie conventionnelle qui l’attendait. Indépendante, voyageuse, nourrie par les féministes des années 1970, elle est devenue professeure de lettres aux états-Unis. Soudain, pour la première fois, il lui arrive quelque chose qu’elle n’a pas choisi. Le regard des autres la renvoie à son âge. Elle-même constate les transformations à l’œuvre dans sa chair et son esprit. »

Mon avis sur cet essai…

C’est un genre littéraire que je lis très peu et pour cause : j’ai souvent peur de m’ennuyer.

Cet essai m’a réconcilié avec le genre ! Ce n’est pas soporifique, ce n’est pas donneur de leçon, ce n’est pas pompeux. (Je ne dis pas par là que les essais le sont, seulement ceux que j’ai lu jusqu’à maintenant…!).

J’ai trouvé ce livre intéressant dans le sens où, le temps passe pour tout le monde, c’est inexorable. Mais ici, Isabelle de Courtivron fait le bilan. Depuis sa jeunesse, ses apprentissages à l’école ou à la fac, ses premières batailles, celles qu’elle laisse à la génération actuelle, elle regarde en arrière.

Le point de départ ? Ce fameux été où tout a sans doute changé en même temps, la forçant plus ou moins à se dire qu’effectivement, son corps vieillissait. Mais, et la tête, l’esprit là dedans ? Ça donne quoi ?

Une des parties très intéressantes que j’ai beaucoup apprécié, c’est celle sur la comparaison du regard sur les hommes vieillissants et sur les femmes vieillissantes. A croire que la différence entre les sexes se fait à tout niveau et tout au long de la vie. Elle pointe d’ailleurs très bien le souci et le sujet, essayant de trouver des axes de réponse.

L’important est également de souligner que, les personnes que nous considérons comme vieillissantes ont été elles aussi, à un moment, des jeunes hommes et femmes plein d’entrain, plein d’idées, d’amours, de questionnements. Les jeunes générations ne sont en fait que la continuité de ce passé et de ces combats engagés dans le passé.

Je suis vraiment très heureuse d’avoir pu faire changer mon jugement sur ce genre littéraire. Je me dis aussi que cela présage de très belles lectures à venir une fois de plus… Je remercie vivement les éditions de l’Iconoclaste pour cette très agréable lecture !

Quel est le dernier essai que vous ayez lu ?

A très vite pour un nouvel avis littéraire, d’ici là, portez vous bien,

F.

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