Avis rentrée littéraire 2020 : Les déviantes, de Capucine Delattre

Bonjour à tous,

Voilà, il est l’heure pour moi de faire mon retour sur le blog ! La pause estivale est terminée, et ça tombe bien, parce que j’ai plein de bouquins à vous présenter. Vous n’êtes pas sans savoir que courant de semaine dernière, vers le 19/20 août, la plupart des romans de la rentrée littéraire a fait son entrée sur les étals de toutes les bonnes libraires françaises.

Pour commencer donc avec mes chroniques spéciales Rentrée Littéraire, je voulais taper un grand coup et vos présenter un roman qui se trouve dans mon Top 5 ! Il s’agit du premier roman de Capucine Delattre, Les Déviantes, publié chez Belfond.

Le synopsis…

« Le monde d’Anastasia s’est effondré.
À 29 ans, elle avait l’argent, la stabilité, le prestige. Hier encore, elle exerçait de hautes fonctions dans une grande entreprise. Une conquérante, Anastasia. Toujours en avance sur son monde. Même pour son cancer du sein.

Pour la première fois de sa vie, la voilà limitée. Pourtant, la maladie n’est pas le sujet de son histoire. Plutôt un point de départ, un détonateur. Un accélérateur. Un catalyseur.
Anastasia devient une déviante, celle par qui tout commence, capable d’attirer dans son sillage deux déviantes en germe, Iris et Lolita. Ensemble, elles vont prendre goût au saccage de leurs courtes existences et s’autoriser à déployer leurs rêves.

À elles trois, elles incarnent une jeunesse qui refuse de se laisser abîmer, une vocation en marche et, surtout, la possibilité de nouvelles trajectoires. »

Voici le résumé que vous pouvez trouver sur le site de l’éditeur.

Mon avis sur ce roman…

A la lecture de ce résumé, on peut se dire au premier abord que ça ne va pas être gai ! Vous avez raison… Parce que ce n’est pas gai, mais follement humain comme roman.

Anastasia a 29 ans. Sans doute que ça fonctionne bien sur moi car je suis proche d’elle en âge. Surtout, Anastasia va se rendre compte de l’importance de notre existence. Du fait que nous n’en avons qu’une seule, vie, et qu’il ne faut pas la gâcher. Forcément, quand on se sent condamné, la relativité du temps qui passe est plus saisissante…

Plus encore, Anastasia va réveiller ses proches. Ces femmes qui l’entourent et qui, elles aussi, sont peut être un peu endormies, passives, sont dans une forme d’attente. Une forme d’urgence va alors s’organiser, il va falloir vivre encore plus fort, encore plus vite.

J’adore les premiers romans. J’aime cette rencontre avec un auteur, la connaissance que l’on peut faire de lui lors de la lecture des premiers mots, des premières pages. Je tiens à dire ma surprise quand j’ai commencé à lire ce roman. Capucine Delattre n’a « que » 20 ans ! Et pourtant, elle parle de la vie mieux que beaucoup d’autres.

Le choix des mots est précis, la poésie qui se dégage du récit prend aux tripes. Le début du roman rend mal à l’aise, comme si nous étions des intrus dans la vie d’Anastasia, comme si nous savions quelque chose dont elle ne voulait parler à personne. Au dur et à mesure, l’urgence dont je parlais pus haut se retrouvera parfaitement dans les mots, dans la syntaxe, dans les formules utilisées.

Plus encore, nous sentons ces trois femmes unies se réveiller petit à petit.

J’ai terminé le roman en me disant que ces trois nanas, je pourrais très bien en faire partie moi aussi ! J’ai terminé ce roman en me disant que moi aussi, il fallait que je me réveille…

Vraiment, ce roman est un de ceux que j’ai préféré dans cette longue sélection de la Rentrée Littéraire que j’ai eu la chance de lire. Une chose est sûre : Capucine Delattre est un nom à retenir, je ne doute pas qu’elle nous bouscule encore dans l’avenir !

J’espère que cette première chronique vous aura donné envie d’en savoir plus et pourquoi pas de mettre ce roman dans votre liste à découvrir, n’hésitez pas à me dire 🙂

Je vous retrouve vite pour une autre chronique,

F.

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