Avis littéraire : Les désossés, de François d’Epenoux

Bonjour à tous,

Cela fait longtemps qu’il n’y a pas eu d’article ici et pour cause : disons que j’ai perdu un peu d’énergie, que je passais aussi beaucoup de temps à lire (c’est d’ailleurs toujours le cas, je vous rassure) mais la légendaire flemme hivernale a aussi eu raison de moi…

Cependant, c’est avec grand plaisir que je vous retrouve donc pour vous présenter un roman que j’ai tout simplement dévoré… Il s’agit du dernier roman de François d’Epenoux, Les désossés, paru le 9 octobre 2020 aux excellentes éditions Anne Carrière.

Le synopsis…

 » Dans un luxueux chalet à l’écart d’une station de ski chic, une riche famille est bloquée par des chutes de neiges anormales, dues au dérèglement climatique. L’insouciance fait long feu. Aux premiers rationnements – d’eau, de nourriture, d’électricité – succède la faim, la vraie. Sans compter la promiscuité, les problèmes d’hygiène, le froid.

Ce qu’il reste de civilisation est touché à l’os. Le vernis craque, les masques tombent, révélant la véritable nature de chacun. L’instinct de survie fait place à la sauvagerie.

Quand le huis clos prendra fin, le feu aura retrouvé sa vocation originelle, et les fourrures d’apparat leur simple rôle de peaux de bêtes. »

Je n’en dis donc pas plus que ce résumé que vous pouvez trouver vous aussi sur le site des éditions Anne Carrière directement. Le choix est de ne pas trop en dire car, le roman faisant 189 pages, je ne veux absolument pas vous enlever ce plaisir de lecteur d’avancer petit à petit par vous-même dans l’intrigue…

Mon avis sur ce roman…

De François d’Epenoux, j’ai lu et vu aussi d’ailleurs, l’excellent Deux jours à tuer (que j’ai d’ailleurs regardé à nouveau après la lecture des Désossés). Je connaissais donc déjà un peu la tension qu’il aime mettre dans son intrigue, mais aussi, le fait de noyer le poisson, le tout pour retourner le lecteur encore et encore.

Dans Les Désossés, ça n’a pas gâté : j’ai encore plongé dedans les yeux fermés et pour mon plus grand bonheur…! Non mais vraiment.

Le synopsis que vous trouvez ci-dessus nous informe déjà d’une chose : tout ce que raconte l’auteur dans ce roman est plausible, possible, réalisable. Dans le futur, avec tous les dérèglements climatiques dont on doit déjà faire face à l’heure actuelle, une telle situation peut arriver. Et ne serait-ce que le savoir pendant la lecture, ça vous glace le sang.

C’est d’ailleurs ce qui selon moi fonctionne le mieux : l’auteur nous décrit une famille aisée dans un chalet Ô combien chic. Ce n’est pas notre vie à tous, mais ce sont des scènes de vies familiales classiques. Et on les voit petit à petit basculer dans l’horreur, chacun révélant ses faiblesses, ses peurs les plus profondes, son manque d’humanité…

C’est un gros coup de coeur pour moi, de ceux qui font que cette histoire me restera longtemps en mémoire. C’est donc, à mon niveau bien sûr, un coup double pour François d’Epenoux !

Merci encore aux éditions Anne carrière pour cette magnifique découverte !

Je vous dis à très vite pour un nouvel avis littéraire, d’ici là, porte-vous bien,

F.

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