Avis littéraire : Le petit garçon…, d’Alejandro Palomas

Bonjour à tous,

Tout d’abord, je tiens à vous souhaiter une très belle année 2020. Que cette nouvelle décennie vous apporter tout le bonheur et l’énergie pour accomplir vos projets les plus fous ! (et les moins fous aussi d’ailleurs !).

J’ai donc le plaisir de commencer cette nouvelle année avec un très beau roman qui sort ce jeudi 2 janvier 2020. Il s’agit du dernier livre d’Alejandro Palomas, publié aux éditions du Cherche-Midi et qui s’intitule Le petit garçon qui voulait être Mary Poppins.

Le synopsis…

Voici le résumé que vous pouvez trouver sur le site de l’éditeur ou bien même Babelio :

« C’est l’histoire de Guille… C’est l’histoire d’un petit garçon débordant d’imagination qui voue un amour sans bornes à Mary Poppins. L’histoire d’un père un peu bougon, qui vit seul avec ce fils sensible et rêveur dont il a du mal à accepter le caractère. D’une institutrice qui s’inquiète confusément pour l’un de ses élèves qui vit un peu trop dans ses rêves. D’une psychologue scolaire à qui on envoie un petit garçon qui a l’air d’aller beaucoup trop bien. Quel mystère se cache derrière cette apparence si tranquille, et pourtant si fragile ?

Un roman choral aussi tendre que bouleversant, qui emprunte à l’enfance toute sa sincérité désarmante pour dire l’amour, le vide, le rêve et la puissance de l’imaginaire.
Après Une mère et Tout sur mon chien, Alejandro Palomas nous surprend encore avec cette histoire qui peut faire penser à Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer, tant elle est hors norme. »

Mon avis sur ce roman…

Comme précédemment, Alejandro Palomas traite encore d’un sujet universel nous reliant tous : la famille. Un père et une fils qui, sans se le dire, font face à la vie chacun à leur manière.

Si je devais résumer ce roman, je dirai qu’il est solaire, émouvant, sensible et intelligent.

Solaire parce que, ce petit garçon, à qui l’auteur donne la parole très souvent, est d’une gaieté et d’une intelligence sans nom. Ce que j’ai beaucoup apprécié c’est que, dans la construction du récit, l’auteur donne tour à tout la parole à chacun des personnages et arrive parfaitement à retranscrire la phrasé d’un enfant sans en faire trop. Bravo donc ici à la traduction et au travail de mise en page (il y a quelques dessins dans le roman qui accompagnent l’histoire, des dessins réalisés par Guille).

Il est émouvant aussi ce roman. Émouvant parce que l’on y découvre une certaine pudeur cachée derrière des phrases malhabiles d’un père qui aime pourtant son fils de tout cœur. Un père qui ne sait pas comment affronter la vie et qui décide de distiller un peu de rêve encore, sans doute de façon maladroite.

Mais c’est aussi et surtout un roman intelligent. Un roman qui nous montre que tout peut s’affronter, aussi bien les choix, que les déceptions, ou les joies. C’est un roman qui nous apprend à nous accepter les uns les autres, selon qui nous sommes et qui nous volons être. Ce livre, ces quelques pages nous forcent à faire preuve d’indulgence envers les autres.

Sans doute le roman que j’ai préféré d’Alejandro Palomas pour le moment…

Je vous reviens vite avec une nouvelle une nouvelle chronique, d’ici là, belles lectures à vous,

F.