Avis littéraire : Frères Soleil, de Cécilia Castelli

Bonjour à tous,

C’est l’heure d’une nouvelle chronique sur le blog ! Et aujourd’hui, je vous présente un roman qui fleure bon le soleil, et pour cause : il se passe en Corse ! Il s’agit du dernier roman de Cécilia Castelli qui s’intitule Frères Soleil et qui est paru le 20 août 2020 aux éditions du Passage.

Le synopsis…

« Chaque été sur l’île, les deux frères retrouvent leur jeune cousin venu du continent. Ensemble, les enfants pêchent, jouent, chahutent. Rémi, le plus jeune des trois, est en admiration devant les deux grands. Il aimerait leur ressembler mais il n’est pas vraiment comme eux, il ne vit pas ici. De leur côté, les adultes profitent de l’insouciance de l’été. Sur le terrain familial, au bord de la mer, l’existence est plus douce. Au soleil, ils souhaitent effacer les anciennes cicatrices, celles dont on ne parle jamais, le meurtre du grand-père et l’enfant qui devait naître.

Leur histoire se mêle à celle des ancêtres. Dans la maison au figuier, figure tutélaire, il y a la vieille tante Maria. Signadora mystique, sorcière, guérisseuse qui perpétue les traditions immémoriales. Les enfants la redoutent, s’interrogent sur cette femme silencieuse et toujours en noir. Puis ils grandissent et pensent à d’autres jeux, aux feux de camp sur la plage avec les filles notamment.

Mais quand vient la fin de l’adolescence, que certains choix s’imposent même s’il semble impossible de quitter l’île, un nouveau drame se produit. Meurtre ou accident ? Comme leurs parents avaient autrefois dissimulé les blessures, la nouvelle génération se retrouve à son tour confrontée à l’indicible. »

Voici le résumé que vous pouvez trouver vous aussi sur le site de l’éditeur.

Mon avis sur ce roman…

Je ne connaissais absolument pas la plume de Cécilia Castelli. Elle a pourtant écrit un autre roman en 2019 qui s’intitule Mollusque. Ce fût donc une totale découverte pour moi et que j’aime ça découvrir la plume d’un auteur…

Déjà, première chose : j’ai pu me perdre à nouveau dans ces lieux de Corse que j’ai déjà eu la chance de fréquenter en vacances. Pour moi, les noms tels que Propriano par exemple est déjà synonyme de voyage et de dépaysement.

Dans son roman, la Corse toute entière devient un personnage. Elle y dévoile ses secrets de famille, ses recettes du bonheur au temps de l’enfance ainsi que ses traditions. Cécilia pousse même le dépaysement en utilisant régulièrement la langue corse, si chantante pour qui ne la parle pas.

Il y a ceux qui ne veulent pas quitter l’île, et ceux qui y viennent seulement l’été, il y a aussi ceux qui y reviennent de gré ou de force. Quoiqu’il en soit, les enfants puis les ados que nous allons suivre dans ce roman, se construisent au fur et à mesure de notre lecture, presque sous nos yeux.

C’est également le roman de la nostalgie. Elle y est partout. Non seulement nous suivons les cousins, mais, parallèlement, nous suivons aussi la mère d’un des garçonnet, lorsqu’elle est partie vivre sur le Continent. Chacun se souvient à son rythme de cette vie qui semble lointaine mais qui est pourtant un des points de départ de ce qu’ils sont.

C’est un roman vraiment agréable à lire, on s’y plonge avec délectation, que l’on connaisse les lieux ou qu’on les découvre. Le rythme est tantôt chantant, tantôt singulier mais toujours épris d’une véritable finesse.

Un roman que je vous invite vivement à découvrir, ne serait-ce que pour voyager en ce moment où le voyage nous semble être une porte de sortie. Vous verrez qu’il fera forcément écho en vous à un moment ou à un autre…

Je vous dis à très vite pour un nouvel article, d’ici là, portez-vous bien, et belles lectures,

F.

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