Avis littéraire : Donne-moi la main Menino, d’Aurélie Delahaye

Bonjour à tous,

J’ai le plaisir de vous retrouver aujourd’hui pour vous présenter un roman que j’ai vraiment beaucoup aimé. Pas de suspense donc ! Mais ce n’est pas pour autant que vous ne devez pas lire cette chronique. Ce roman est à lire, et je vais vous dire pourquoi.

C’est donc parti pour mon billet sur le dernier roman d’Aurélie Delahaye, Donne-moi la main Menino, paru le 13 mars 2020 aux éditions Anne carrière.

Le synopsis…

« Menino est un Lisboète de 34 ans qui a du mal à quitter l’enfance. Sa ville tant aimée rencontre beaucoup de succès ces dernières années, au point que son authenticité et la vie de ses habitants sont mises en péril. Joséphine, nouvelle arrivante thésarde, Nuno agent immobilier en pleine ascension, Senhor Zé, icône de la vielle ville, et les autres, qu’ils soient Portugais ou Français, font partie du visage de ce nouveau Lisbonne et de l’entourage de notre anti héros si attachant. Au fur et à mesure que sa ville se fait prendre en étau, Menino va s’émanciper au contact de son vieil ami et des femmes qui luttent pour préserver l’authenticité de Lisbonne. »

Mon avis sur ce roman…

S’il vous plait, s’il vous plait : ne passez pas à côté de ce roman ! C’est le cri du cœur d’une lectrice qui vous le demande !

En cette période de confinement, osez me dire que vous n’avez pas besoin d’évasion et de voyage ! Je ne vous croirai pas de toute manière.

Heureusement, j’ai la solution pour vous. Enfin… oui et non. Dans ce roman, il s’agit en effet de voyage, mais attention : Aurélie Delahaye nous parle surtout des dérives du nouveau tourisme de masse.

Parcourir l’Europe en moins de temps que faire Nantes – Paris en train et pour deux fois moins cher aller – retour ? Pas de souci, des vols pas chers, on en trouve tous les jours, j’en consomme aussi, évidemment. Je ne suis pas là pour jeter la première pierre, rassurez-vous.

Lisbonne est une des capitales européennes que nous voulions faire avec mon copain. On en a déjà fait quelques-unes et plus ça va, plus le choix se restreint, forcément ! Lisbonne donc. Moi je pense direct à la tour de Belem, aux pasteis de nata et au fameux tramways. Là dessus, je pense qu’on se ressemble tous sur les stéréotypes souvent très touristiques des villes que l’on visite.

Oui mais voilà : nous sommes entre temps tombés sur une émission qui expliquait tous les travers du tourisme pas cher, autrement dit, les Airbnb. Autant dans certaines villes, cela se passe plutôt bien, autant à Lisbonne, c’est une catastrophe.

Quand j’ai lu le résumé du roman d’Aurélie, j’ai donc souri. Je savais que ce roman aller me parler et je n’ai pas eu tord. Le fait est que nous avons depuis abandonné l’idée d’aller visiter Lisbonne tout simplement parce que cela ne correspond pas à l’idée que nous avons de la visite d’une ville.

Lire le roman d’Aurélie m’a alors donné l’impression de la visiter cette ville ! Des descriptions comme si nous y étions, des gens attachants et une intrigue bien mené qui nous fait quand même souvent sourire. Sans compter sur ce fameux anti-héros absolument adorable, de ce qu’on adorerait connaître dans la vraie vie 🙂

Vous l’aurez compris, ce roman je ne conseille à 100%.

Il vous faut encore une autre raison ? Il est sorti juste avant le confinement. Force est donc d’admettre qu’il n’aura pas la visibilité optimale. Et ça, ce n’est pas possible, il est nécessaire de lui faire vivre une belle vie de roman…

J’espère avoir réussi à vous convaincre, ou, tout du moins, à vous donner envie de le découvrir. Quant à moi, je vous retrouve très vite pour un nouvel avis littéraire, d’ici là, portez-vous bien, prenez soin de vous et de vos proches,

F.