Avis littéraire : Dix-sept ans, d’Eric Fottorino

Bonjour à tous,

Un nouvel avis littéraire en ce samedi. Je vous présente un roman d’Eric Fottorino, Dix-sept ans. On dit que c’est son roman le plus personnel. Je vais avoir du mal à juger cette donnée puisque c’est le premier que je lis de lui. Toujours est-il qu’effectivement, ce roman a sans doute servi à l’auteur pour se réconcilier avec lui-même, comme la fin d’une quête permanente…

Le synopsis…

 » « Lina n’était jamais vraiment là. Tout se passait dans son regard. J’en connaissais les nuances, les reflets, les défaites. Une ombre passait dans ses yeux, une ombre dure qui fanait son visage. Elle était là mais elle était loin. Je ne comprenais pas ces sautes d’humeur, ces sautes d’amour.»
Un dimanche de décembre, une femme livre à ses trois fils le secret qui l’étouffe. En révélant une souffrance insoupçonnée, cette mère niée par les siens depuis l’adolescence se révèle dans toute son humanité et son obstination à vivre libre, bien qu’à jamais blessée. »

Connait-on vraiment toujours son histoire personnelle ? Nous n’avons toujours connu que nos parents en tant que parents, pas en tant que femme et homme, adultes sans enfant, dans leurs doutes et leurs choix. Difficile donc parfois d’apprécier certaines paroles, certains actes qui, pour nous, les enfants, restent sans explication aucune…

C’est l’histoire d’une quête. Celle d’un enfant devenu adulte qui, l’espace de quelques semaines, de quelques mois, va redevenir l’enfant de sa mère et tenter d’en découvrir les contours, d’expliquer ce que, pour lui, signifient tous les signes qu’il a toujours vus chez elle…

Mon avis sur ce roman…

Véritable témoignage d’un enfant. Ce roman semble avoir été écrit comme une nécessite, une évidence, voire même une sorte d’urgence. C’est ce besoin de comprendre qui anime l’auteur dans sa recherche. Il va presque poursuivre l’aura de sa mère à Nice, dans les rues et les lieux dont il a toujours entendu parler.

J’ai trouvé ce roman touchant et émouvant. Evidemment, après sa lecture, on imagine difficilement qu’il puisse y avoir un autre roman de l’auteur plus autobiographique encore que celui-là. Néanmoins, il aborde des sujets universels pouvant toucher tous les lecteurs différemment, comme celui des secrets, des non-dits ou bien encore de l’abandon.

Finalement, aller sur les traces de sa mère au moment de sa propre naissance, c’est un peu comme aller à la recherche de ses propres origines, bien avant notre venue au monde.

Je ne connais l’oeuvre d’Eric Fottorino que trop peu, mais de ce que j’ai pu en lire, c’est réellement un homme de lettres. Effectivement, je ne vois pas un moyen plus idéal qu’un roman pour aborder un sujet aussi humain que celui qu’il nous présente dans cette oeuvre.

Je vous dis à très vite pour un autre avis littéraire, d’ici là, portez vous bien les lecteurs,

F.