Avis rentrée littéraire 2020 : Chienne, de Marie-Pier Lafontaine

Bonjour à vous,

Encore une nouvelle chronique sur le blog. Je mets tout en oeuvre pour vous présenter tous les romans de la rentrée littéraire que j’ai eu la chance de lire alors hop, encore un aujourd’hui. Il s’agit du roman de Marie-Pier Lafontaine, Chienne, paru le 4 septembre 2020 aux éditions du Nouvel Attila. Ce roman est déjà sorti une première fois au Canada, en septembre 2019.

Le résumé…

« Cette autofiction raconte une famille dans laquelle un père sadique et tout-puissant fait régner la terreur. Le projet est simple : décrire avec précision l’effroyable barbarie d’un homme qui roue sa fille de coups, qui la tient en laisse, qui la force à marcher à quatre pattes, à manger sous la table, sans que la mère s’interpose jamais. Personne ne s’étonnera si l’enfant, devenue grande, finit par mordre. »

Je ne mettrai pas la quatrième de couverture française, mais bien entendu, vous pouvez la retrouver librement sur internet.

Mon avis sur ce livre…

107 pages. C’est court.

Mais ce n’est rien comparé à ce que vous allez trouver dans ce livre.

Auto-fiction : « genre littéraire qui mène ouvertement la fiction et l’autobiographie ».

Nous sommes ici dans une auto-fiction. Alors oui, 107 pages c’est court, mais c’est suffisant quand on image ce qui, de ce roman, est fictif ou non.

Pendant 107 pages, Marie-Pier Lafontaine prend la plume pour nous raconter son enfance et celle de sa soeur. Pour nous raconter l’indicible l’innommable. A la lecture de ce livre, on est atterré, puis énervé. On se demande comment c’est possible. On sait que ces agissement existent, mais quand on ne voit pas, on se dit que ça n’existe pas. Là, on voit, et on sait que ça existe.

C’est l’histoire d’une femme qui, maintenant adulte, raconte. Raconte le père qui humilie, qui frappe, qui fait peur. Raconte la terreur à la maison, raconte la complicité de la mère parfois aussi.

C’est un souffle, une rage qui monte tout au long de l’écriture. C’est aussi un cri. Un cri d’une puissance sans nom, d’une hargne que l’on image sans difficulté. C’est écrit comme si c’était parlé à haute voix, très haute la voix, presque un cri.

C’est tout ce que j’en dirai. Parce que finalement, ce n’est pas ma voix la plus importante là maintenant, mais celle de Marie-Pier Lafontaine que je vous invite fortement à découvrir. N’hésitez pas non plus à aller voir les nombreuses vidéos sur internet d’elle…

Je vous dis à très vite pour un nouvel avis littéraire, d’ici là, portez-vous bien,

F.

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