Avis littéraire : Sauf que c’étaient des enfants, de Gabrielle Tuloup

Bonjour à tous amis lecteurs,

J’ai le plaisir, le bonheur de revenir aujourd’hui ici pour vous parler du tout premier roman que j’ai lu en ce début d’année 2020. J’ai même dit sur Instagram que, si mon année de lecture est à l’image de mon coup de cœur pour ce roman, je vais être une bien chanceuse lectrice. Ce roman dont je souhaite vous parler, c’est le tout dernier de Gabrielle Tuloup, Sauf que c’étaient des enfants, paru le 2 janvier dernier aux éditions Philippe Rey (que je remercie au passage pour leur gentillesse…!).

Le résumé…

« Un matin, la police entre dans un collège de Stains. Huit élèves, huit garçons, sont suspectés de viol en réunion sur une fille de la cité voisine, Fatima. Leur interpellation fait exploser le quotidien de chacun des adultes qui entourent les enfants. En quoi sont-ils, eux aussi, responsables ? Il y a les parents, le principal, les surveillants, et une professeure de français, Emma, dont la réaction extrêmement vive surprend tout le monde. Tandis que l’événement ravive en elle des souvenirs douloureux, Emma s’interroge : face à ce qu’a subi Fatima, a-t-elle seulement le droit de se sentir victime ? Car il est des zones grises où la violence ne dit pas toujours son nom… »

Mon avis sur ce roman…

Souvenez-vous. Il y a quelques temps, je faisais partie du groupe des 68 Premières Fois. Un chouette collectif qui nous permet de lire les premiers romans qui sortent, les aidant à sortir un peu du lot quand la qualité est au rendez-vous. C’est de cette manière que j’ai eu la chance de découvrir la plume de Gabrielle, lors de la lecture de ton premier roman, La nuit introuvable. Je m’en souviens encore très bien de ce roman, je l’avais lu en vacances, je l’avais terminé dans l’avion du retour, fébrile.

La logique veut donc que, quand on a aimé le coup d’essai d’un auteur, on suive ce dernier, on l’attende avec impatience. C’est le cas avec celui de Gabrielle. J’avais eu la chance de partager un petit bout de repas à ses côtés, toujours lors d’une réunion des 68 Premières Fois. Elle nous avait parlé de son roman à venir, de ses craintes et autres appréhensions quant au thème qui est difficile.

Effectivement, le thème l’est, difficile. Ce qui en fait un bon roman, c’est l’art et la manière de l’aborder. Ce qui en fait un très bon roman, c’est la plume toujours aussi belle et acérée de Gabrielle.

C’est un roman qui selon moi est nécessaire. Il interroge le lecteur sur des questions de société fortes. Le thème du viol est abordé de deux manières différentes, ce qui laisse le choix au lecteur de s’identifier ou, tout du moins, d’explorer certaines questions sous un nouvel angle.

Une fois encore, la plume de Gabrielle a su me toucher en plein cœur. Tout est habillement choisi, délicatement mis en place. Les phrases sont justes, les mots, percutants.

Vous l’aurez aisément compris, c’est un roman que je recommande de tout mon être !

A très vite pour un nouvel avis,

F.