Avis littéraire : Chanson Douce, de Leila Slimani

Bonjour à tous,

Je n’avais jamais lu de Prix Goncourt. Dans mon imaginaire, cela s’apparente d’office à quelque chose de difficile, de laborieux, voire même d’impossible.

Alors après l’engouement réservé à Chanson Douce de Leila Slimani, je me dis qu’il était peut être temps de franchir le pas et de s’y mettre. Après tout, je n’avais rien à perdre …

Pour ce qui est de l’histoire, je vais vous faire un bref résumé, afin de ne pas vous enlever trop de suspens. On va suivre la vie d’une famille somme toute classique, un papa, une maman et deux enfants. Le petit dernier était encore en bas âge. Madame souhaite reprendre sa vie professionnelle après plusieurs années à s’être occupée de la maison. Vient alors le choix de la nounou qui aura la lourde tâche de garder les enfants, mais aussi celle de satisfaire les parents. Ce couple trouve en apparence, la nounou la plus extraordinaire qui soit. Celle qui pense à tout et qui occupe et faire rire les enfants. Tellement étonnante qu’elle essaye à tout prix de se rendre indispensable aux yeux de la famille …

Bien plus que l’histoire en elle-même, ce que j’ai aimé, c’est l’ascenseur de l’histoire … je m’explique. Dès les premières pages, on sait ce qui s’est passé, on sait que l’horreur est arrivé. Plus vraiment de suspens en un sens, et pour cause. Je ne pense pas (et en tout cas, c’est ma vision des choses) que l’auteur a ici voulu faire un roman avec une histoire « standard ». C’est ce que j’ai aimé. Cette dimension psychologique de la nounou, son histoire. On apprend le pourquoi du comment, on suit l’évolution de ses troubles, de ses difficultés, au détriment, presque, de la famille … Bien sûr, c’est une histoire très dure à lire, et dans un sens, heureusement que je ne suis pas encore maman, ça m’a sans doute paru moins violent à lire, dans un sens.

Je souligne dans tous les cas le talent de Laila Slimani, qui a su (et sans doute pas qu’à moi) rendre le Goncourt un peu plus populaire (au sens premier du terme, rien de péjoratif !) cette année avec sa très belle plume … Je vais d’ailleurs me pencher sur d’autres de ses bouquins …

A dans quelques jours, et merci de m’avoir lu …

F.