Avis littéraire : Apatride, de Shumona Sinha

Bonjour amis lecteurs,

Je vous retrouver aujourd’hui pour un nouvel avis littéraire.

Cette fois, il s’agit du roman de Shumona Sinha, Apatride, publié aux Editions de l’Olivier.

J’en profite ici pour vous présenter un autre des six romans qui étaient en lice lors du Prix Roman France Télévisions 2017.

Shumona Sinha est née à Calcutta. Elle s’est ensuite installée à Paris. Diplômée de la Sorbonne, elle manie les mots avec brio.

Apatride …

Se dit de quelqu’un qui, ayant perdu sa nationalité, n’en a pas légalement acquis une autre (définition du Larousse).

Ce roman ne pouvait évidemment pas s’appeler d’une autre manière. A travers cette lecture, nous allons faire la connaissance de Mina et d’Esche. L’une vit à Paris, pendant que l’autre habite toujours à Calcutta. L’une force et tente de se faire adopter par la vie française et par la capitale, alors que l’autre se bat encore sur place pour ses convictions.

Comme des lettres ouvertes, l’une et l’autre se répondent tout au long du roman. Bien plus qu’un roman traitant de ces différences, il y a bien d’autres sujets de société qui sont abordés ici.

Je ne m’y connais pas assez sur la société indienne pour évoquer cette partie là du roman. En revanche, l’auteure décrit avec succès la violence sociale qui existe bel et bien chez nous.

 

Ce roman nous bouscule, nous français, dans nos habitudes quotidiennes. Lorsque l’on regarde une personne intimement à l’arrêt de bus par exemple, parce que l’on trouve son comportement choquant … cette personne a un passé, peut être des problèmes personnels, et pourtant, mérite-t-elle notre regard sans doute trop arrogant ?

Dans ce roman, Paris et la France sont présentées comme un pays cosmopolite certes, mais où l’étranger continue de faire peur. Peur parce qu’il n’est pas comme « nous », parce qu’il ne parle pas comme « nous ». Avec justesse, Shumona Sinha nous fait ouvrir les yeux sur la façon dont les étrangers vivent ici et sont perçus. A travers son regard, on se rend compte que notre pays est pleinement intégré dans un monde de douleur et pas toujours aussi accueillant qu’il présume.

La quatrième de couverture a le mérite d’être claire. Dès le début, on sait où on met les pieds. C’est aussi ça que j’ai aimé.

En définitive …

Clairement dans mon top trois lors du Prix Littéraire, ce roman avait lui aussi le mérite de remporter le premier Prix.

Calcutta, un autre roman de Shumona Sinha est d’ailleurs sur ma liste de mes futures lectures.

Et vous, connaissez-vous l’auteure et ses écrits ?

Je vous laisse pour aujourd’hui, et merci de me lire …

F.